6 novembre 2009
En 1986, je me suis rendue à Berlin et j'ai même touché le mur qui séparait la ville. Je me souviens, on nous a fait monter dans une tour pour regarder de l'autre côté. C'est par la télévision que j'ai appris la chute du mur. J'ai ressenti de la joie à l'égard des habitants de l'Allemagne de l'Est et je me suis sentie heureuse de leur liberté retrouvée. Je ne me suis pas bien rendue compte de cet événement. J'étais très occupée par mon activité professionnelle. Et puis comme j'avais connu la guerre, je pense que le reste ne pouvait être pire. J'ai appris la chute du mur bien plus tard en lisant les journaux. En fait, je ne me sentais pas plus que cela concernée par ces problèmes politiques. J'ai appris la chute du mur en regardant le journal télévisé. J'ai immédiatement téléphoné à une amie qui recevait des parents qui habitaient en Pologne. J'étais heureuse à l'idée que l'un des deux conjoints polonais ne serait plus obligé de rester, lors de voyage, hors des pays soviétiques et que les relations entre les pays puissent s'améliorer.J'avais 11 ans quand le mur est tombé. Je me souviens que je regardais la télévision en compagnie de mon père qui n'en croyait pas ses yeux. Pour lui cela était impossible. Après toute la guerre dite «froide» il était surprenant de voir s'ouvrir le bloc communiste. Pour moi, c'était la signification du mot liberté, concrétisée par tous les fabuleux concerts musicaux.
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