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Auray

Panique dans le Tire-bouchon. Prison avec sursis aux deux frères

23 octobre 2009

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Les passagers du Tire-bouchon se souviendront sans doute longtemps du voyage mouvementé qu'ils ont connu le 15juillet. Cela vaut aussi pour les automobilistes qui ont été bloqués au niveau du passage à niveau de Plouharnel. A l'origine de toutes ces perturbations, deux frères, originaires de Vannes. Hier, quelque peu gênés de se retrouver devant le tribunal de Lorient, ils avaient à s'expliquer sur leurs débordements. L'aîné les met sur le compte de l'alcool tandis que son cadet prend le parti de se taire. «On avait beaucoup bu, je reconnais qu'on a fait des âneries!». Des âneries qui auraient pu être graves de conséquences. Le procureur ne se prive d'ailleurs pas de fustiger «leur comportement irresponsable voire criminel qui est à la limite de la bêtise et de l'incivilité». Il n'ose imaginer ce qu'il en serait advenu si un accident était arrivé.

Barrières bloquées

Le soir du 14juillet, les deux frères ont passé une bonne partie de la nuit à s'enivrer sur la plage des Sables Blancs, à Plouharnel. Le lendemain matin, ils errent le long de la voie ferrée et l'idée leur vient de grimper sur des plots métalliques. Cela a pour effet de faire descendre les barrières automatiques du passage à niveau. Résultat, une belle pagaille sur la route et des voitures bloquées qui slaloment entre les barrières baissées. Les deux frères embarquent ensuite dans le Tire-bouchon en direction d'Auray. Là encore, ils s'en donnent à coeur joie. Dans le local technique du train, ils mettent la main sur la sono qu'ils utilisent pour insulter les voyageurs et crier des obscénités. La SNCF sera même contrainte de s'excuser auprès des passagers à l'arrivée en gare d'Auray. Aujourd'hui, les deux frères ont quitté la région. Pour le président d'audience, «c'est une bonne idée de l'avoir fait pour se faire une nouvelle virginité». En attendant l'aîné, au casier judiciaire plus rempli, a écopé de huit mois avec sursis et le plus jeune de cinq mois. Tous les deux devront exécuter 210heures de travail d'intérêt général.

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