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Auray

Masque balinais. Un stage pour apprendre à jouer

9 novembre 2009

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En marge des spectacles, le centre Athena propose « Les bords de scène », ateliers et stages permettant de s'initier aux techniques présentées sur scène. Ce week-end, le public a découvert le masque balinais.

Dans le cadre du spectacle «Qui?», Alain Menuet et Nicolas Sarrasin, deux acteurs de la compagnie Derezo, ont permis à neuf passionnés de découvrir, samedi et dimanche, la technique singulière du masque balinais. «Ce stage n'est qu'une prise de contact avec cette technique de théâtre car nous ne sommes pas spécialistes du masque», précise Alain Menuet.

C'est le masque qui joue

La particularité de ce masque en bois crée immédiatement une justice et une égalité sur scène, rappelant que le théâtre c'est d'abord l'acteur. Parce qu'il joue en haut, en bas ou sur le côté, qu'il apparaît ou disparaît, qu'il a ses expressions, c'est le masque balinais qui joue et qui raconte. Le corps, lui, ne parle pas. Le jeu consiste à alterner les mouvements en respectant les temps d'arrêt qui permettent de préparer la suite de l'histoire. L'acteur doit cependant veiller à ce qu'il y ait une action pour éviter d'ennuyer le spectateur.

Mise en situation

Après avoir choisi un masque parmi la trentaine proposée, les participants ont appris à le faire jouer. L'atelier a commencé par un échauffement car tous les muscles sont sollicités. Il faut tenir des positions en abaissant son centre de gravité et en maintenant l'équilibre. Le travail sur la respiration qu'il faut sonoriser pour qu'elle fasse partie intégrante du jeu demande beaucoup d'énergie. Chaque nouvelle étape d'apprentissage est immédiatement mise en application par la création d'une gestuelle. Et lorsque le stagiaire est en représentation, les critiques et les conseils ne se font pas attendre: «Il faut se fier à son instinct qui permet d'avoir un rythme et de donner les mouvements au corps», «Il ne faut jamais s'installer, il faut toujours qu'il se passe quelque chose», «Il ne faut pas réfléchir», «Il faut laisser le temps au public de voir», « Vous devez absolument dissocier les gestes et le regard».

Étirements bienvenus

Après une séance réparatrice d'étirements, les participants décompressent et commentent l'atelier. Pour l'une, «C'est un travail étonnant et incroyablement dur» alors que pour un autre, qui part en baillant, «C'est assez fatiguant surtout quand il faut forcer sa respiration». Mais au final tout le monde s'accorde à trouver que c'est passionnant et que ça détend.

Pratique «Qui?» par la compagnie Dérézo, collectif trans-théâtral, vendredi 13novembre à 20h30 à Athéna. Quatre auteurs, quatre acteurs, un masque, trait d'union entre interprètes et écritures contemporaines. Quatre solos, quatre corps mais un même visage, sculpture en bois qui peut changer de sexe, d'émotions, d'univers, de sens, à chacun des passages.

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