27 mars 2012 - 4 réactions
Dans quelle mesure avez-vous été associés à la réorganisation du marché?
On a été convié à s'informer et à donner notre avis. Mais celui-ci n'est que consultatif. Après, ils en tiennent compte ou pas.
Et en l'occurence ?
(Sourire). Ça nous est tombé dessus, cette histoire de sécurité. Au départ, on ne s'y attendait pas. Après on a monté un groupe de travail et on a travaillé avec la mairie.
Qu'avez-vous fait évoluer par rapport au projet de la mairie ?
(Silence). Très bonne question. Quand une mairie a ses idées, on ne peut pas aller trop contre.
Quels étaient les sources de mécontentement dans vos rangs ?
Le plus dur, c'est pour les gens qui ont été déplacés. Ils craignent de perdre du chiffre d'affaires. Il faut que leur clientèle arrive à les retrouver. Mais on n'a pas de comparatif, donc on verra à la fin de la saison. Après, on avait surtout peur que ça fasse deux marchés, la place du haut et celle du bas, du fait qu'il n'y a plus de jonction entre les deux. Mais je constate moi-même que les gens continuent à descendre, donc cette crainte s'est un peu estompée.
Pourquoi dites-vous qu'il n'y a plus de jonction entre les deux ?
Parce qu'il n'y a plus de camelots rue du Lait. Il y a des commerçants, mais ce sont des boutiques. Un marché, c'est des camelots. Il en reste d'un côté de la rue Clemenceau, mais ce n'est plus pareil.
Toutefois, on l'a encore vu ce matin, le camion des pompiers peut désormais passer...
Oui, mais ce qui est regrettable c'est que, dans cette affaire, on subit une erreur de la mairie. Il y a plusieurs années, ils avaient pris un arrêté qui stipulait que dans les deux rues, il fallait des petits bancs sans parasols. Après, certains placiers ont attribué des places et les gens se sont aggrandis. Au départ, dans la rue Clemenceau, on ne déballait que d'un seul côté. Mais après, on avait placé des gens des deux côtés. Donc, ça part quand même d'une erreur de la mairie.
Normalement, la réorganisation doit être achevée le 2avril...
Mais c'est déjà fait ! Le camion de pompiers est passé en bas comme en haut ce matin. Il n'y aura rien de plus le 2 avril.
Le marché est désormais plus fluide. Est-ce une bonne chose ?
Ça va peut-être permettre aux gens qui ne descendaient pas de descendre et vice versa. Parce que la rue du Lait, c'est vrai qu'en pleine saison, ça faisait un entonnoir.
Le fait que la plaine redevienne une place forte du marché est-il une bonne chose ?
On a fait un bond en arrière d'une quinzaine d'années. Certains trouvent ça positif, d'autres non.
Après quelques semaines, quel est le ressenti des commerçants ?
Cette réorganisation, on la subit. Elle génère des mécontentements, notamment parce qu'on n'a le choix que de s'adapter. Maintenant, on ne pourra dresser un bilan qu'à la fin de la saison.

19 mai 2013

18 mai 2013

18 mai 2013