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Auray

Fermeture de l'incinérateur. Quid après 2015?

7 novembre 2009

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L'association Eau et rivières, réunie mardi à Belz, rappelle que l'incinérateur de Plouharnel doit être arrêté en 2015 et qu'il faut prévoir des alternatives...

Eau et Rivières de Bretagne avait obtenu de l'État il y a plusieurs années la mise en place d'une commission locale d'information et de suivi (Clis) sur l'incinérateur de Plouharnel. L'association y est représentée par Franck Noulin et Catherine Legeron, mais elle a toujours exprimé son insatisfaction sur le fonctionnement de cette CLIS de la part des élus et responsables publics. Mardi à Belz, lors de la réunion du groupe local d'Eau et Rivières, Catherine Legeron a évoqué le problème des comptes rendus «officiels» publiés dans des bulletins municipaux de Plouharnel, rédigés par le syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon seul, alors que les associations auraient tenu un tout autre discours. Eau et Rivières appuiera pour que les comptes rendus des associations soient diffusés.

Réaction positive du syndicat mixte

Catherine Legeron relevait avec satisfaction dans la réaction du président du syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon, Jean-Michel Belz, que pour la première fois, celui-ci avouait publiquement devoir arrêter de l'incinérateur en 2015. «Pour nous, ce n'est pas un scoop, mais nous en prenons acte qu'il le dise enfin», notait l'association. En fait, cet arrêt programmé résulte simplement des obligations du plan départemental de gestion des déchets. Mais sur l'après 2015 et la nécessité de mettre en place des alternatives, Camille Rigaud, président d'Eau et Rivières, ironisait: «La commission pour une solution alternative n'a jamais fonctionné! Mais ils y réfléchissent...». Dès 2004-2005, les associations (Environnement 56, Eau et Rivières, etc.) s'étaient battues pour que les élus du syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon s'orientent immédiatement vers des solutions alternatives plutôt que de réinjecter 2MEUR dans cet incinérateur jugé à l'époque «obsolète et dangereux», s'ajoutant aux 8MEUR déjà investis en 2000. À l'époque, le collectif d'associations avait suggéré de s'orienter, par exemple, vers le compostage, arguant de l'existence d'une installation non utilisée sur le site de Plouharnel, et qui, modernisée, pourrait être remise en service. Les associations liaient cette proposition à la compétence de l'exploitant Géval en la matière, qui gère aussi le site de compostage de Caudan, et le maintien d'emplois sur le site.

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