4 novembre 2009
Cèpes, chanterelles, coulemelles, mais aussi trompettes de la mort ou agarics, des mots qui fleurent bon l'automne avant de réjouir les palais des amateurs de champignons. Àvos paniers...
Quand l'été tire sa révérence et que les températures sont encore douces, le cueilleur de champignons guette la pluie bienfaitrice, synonyme de poussée, prometteuse de paniers bien remplis. Encore faut-il connaître les bons coins ! Mais inutile d'attendre qu'on vous les dévoile... Il vous faudra donc arpenter les lieux supposés recéler les précieux trésors en respectant quelques conseils pour une cueillette réussie.
Une tenue à toute épreuve
Il est indispensable de revêtir une tenue confortable et protectrice : une bonne paire de bottes en caoutchouc, des vêtements (jean et sweat-shirt par exemple) qui ne craignent pas les griffures des ronces et autres arbustes, sans oublier la casquette, surtout s'il a plu et qu'on porte des lunettes. Un bâton (ou une canne) aidera à la marche et permettra d'écarter les feuilles pour dénicher d'éventuels trésors.
L'indispensable panier
Les spécimens récoltés parfaitement identifiés seront disposés avec précaution dans un panier. Les douteux ou inconnus seront conservés à part (un deuxième panier est utile). On n'utilisera jamais de sac plastique, ce qui est encore trop souvent le cas. Le confinement dans ce type d'emballage peut provoquer la fermentation des champignons et les rendre impropres à la consommation, voire toxiques. Certains conseillent de ramasser le champignon entier (indispensable en cas de doute), d'autres de couper le pied (ce qui ne favoriserait pas la repousse). Il faut laisser les champignons trop jeunes (difficulté d'identification) et les spécimens abîmés ou trop vieux (utiles pour la reproduction de l'espèce). On ne ramassera pas d'espèces inconnues qu'on préservera pour les amateurs avertis. Il faut dégager l'ensemble du pied pour s'assurer d'avoir tous les éléments d'identification (présence d'une volve). Des confusions peuvent exister entre des espèces voisines : amanite rougissante (golmotte) et amanite panthère ; chanterelle (girolle) ou clitocybe de l'olivier. Un oeil exercé et de l'attention permettront d'éviter un éventuel accident.
Se méfier des ressemblances
Chaque année, on dénombre plus d'un millier d'intoxications. S'il est vrai qu'il faut s'abstenir de ramasser les champignons à lamelles blanches (les amanites mortelles sont porteuses de cette caractéristique), une pièce d'argent ne noircit pas systématiquement au contact d'une espèce toxique et un champignon qui pousse sur un arbre n'est pas forcément comestible. L'odeur n'est pas non plus gage de sécurité. L'identification parfaite d'une espèce est la seule garantie pour se régaler sans risque. Le pharmacien reste l'interlocuteur privilégié en cas de doute sur la récolte. Le champignon sauvage n'étant pas très digeste, on évitera de le consommer régulièrement et en grande quantité. On se rappellera aussi qu'une espèce bien tolérée par certains, peut s'avérer indigeste pour d'autres...
La forêt est une propriété privée, qu'elle appartienne à l'Etat, à une collectivité ou à un propriétaire privé. Les cueillettes familiales raisonnées sont en général tolérées. Lorsque le volume prélevé est supérieur à cinq litres, l'amende encourue est celle prévue pour une contravention de 4ecatégorie, laquelle s'élève à 750 EUR (article R331.2 du code forestier).
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