2 février 2012
Société Jade en 1974. Auray Plast en 2012. Entre ces deux noms et ces deux dates, la PME en a connu des aventures et des patrons. Mais à aucun moment, elle n'a laissé de côté son coeur de métier qui fait aujourd'hui sa réputation et sa force. À savoir: la conception, le développement et la fabrication en série de joints d'étanchéité en polyuréthane pour les vérins hydrauliques et pneumatiques. Des vérins que l'on installe aussi bien sur les engins de travaux publics que sur les hayons arrières des voitures, avec au final
plus de 3.000 références vendues à 90% à l'export (Allemagne, Belgique, Suisse, Angleterre...).
Après avoir été détenue successivement par Jacques Dechavanne, le leader européen de l'étanchéité, Merkel, Economos et Freudenberg, l'entreprise est aujourd'hui entre les mains d'un jeune dirigeant: Jean-Baptiste Crouan.
Des atouts
«En 2008, Freudenberg voulait se séparer de l'unité alréenne. Alain, mon père, spécialisé dans la reprise des sociétés, a été contacté. Moi qui étais ingénieur plasturgiste de formation, je l'ai accompagné lors de l'unique visite faite sur place. D'emblée, nous avons été séduits par l'outil de production et ses atouts. Et c'est comme ça que je suis devenu président d'Auray Plast, en juillet de la même année», résume Jean-Baptiste Crouan. A l'heure où il est beaucoup question de mondialisation et de délocalisation, Jean-Baptiste Crouan tient à rappeler son attachement à Auray et aux 37 salariés qui, chaque jour font tourner son usine de la zone de Kerbois. «Nous avons la chance, ici, d'avoir des salariés expérimentés qui ont développé un savoir-faire que l'on ne trouve nulle part ailleurs». En clair à ses yeux, installer ses machines ailleurs, à l'étranger, serait contre-productif. «La plupart de nos salariés ont plus de 20 ans d'ancienneté. Cette stabilité est-un gage de qualité».
Aller de l'avant
Dans le même esprit, Jean-Baptiste Crouan entend s'appuyer sur les compétences de son équipe pour moderniser sans cesse son parc de machines outils, élargir ainsi sa gamme de produits et donc asseoir son développement. En 2010, la PME avait réalisé un chiffre d'affaires de 5MEUR, contre 4MEUR l'année suivante. Comment Jean-Baptiste voit-il l'avenir? Avec calme et sang-froid. «Nous espérons augmenter notre chiffre d'affaires. Pour cela, nous allons continuer à innover et à investir. C'est la seule voie pour réussir». A savoir Auray Plast, 5, rue Yves-Kerguelen BP 40212, 56402 Auray. Tél. 02.97.24.21.63 ; contact@aurayplast.fr

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