4 novembre 2009
L'anorexie est un fléau qui touche de plus en plus de jeunes filles. Un mal qui enferme ses victimes dans une prison de silence. Pour faire sauter les verrous, la chanteuse Galaïs a composé un titre, inspiré de sa propre expérience.
En France, plus de 50.000 personnes (dans neuf cas sur dix, des jeunes filles) sont touchées par l'anorexie, trouble du comportement alimentaire. On estime que 15% d'entre elles sont en danger de mort. 2% des personnes souffrant d'anorexie décèdent chaque année. Si cela n'a pas toujours été le cas dans le passé, l'anorexie est aujourd'hui communément reconnue comme une maladie... Mais une maladie qu'on continue à cacher. Ou dont on sous-estime les effets néfastes. Un fléau qui sévit dans le secret et se développe dans la solitude.
La spirale destructrice
La voix de Galaïs, jeune chanteuse installée à Carnac, s'élève pour briser ce mur de silence. «J'ai été touchée par l'anorexie quand j'avais 19 ans. J'ai mis des années à m'en rendre compte». Quelques remarques de proches qui peuvent paraître inoffensives, des petits regards sur les formes naissantes d'une adolescente... Un rien suffit en général à déclencher le processus autodestructeur. «Chez moi, c'était l'envie de perdre un peu de poids, comme ça, pour me sentir mieux dans ma peau», explique Galaïs. «Je me suis simplement dit: ?il n'y a qu'à manger moins?. Et j'ai perdu deux, trois kilos. Puis, cinq autres. On me disait: ?maintenant, tu devrais arrêter?. Je continuais: ?allez, encore un ou deux?. Je continuais».
Cinq années à sombrer
Pendant cinq ans, Galaïs va vivre comme un combat le moment de passer à table, de s'alimenter. «Je trouvais tout gras. J'essayais de faire ma propre cuisine, dénuée de tout... La nourriture me répugnait et pourtant, j'y pensais toute la journée». Peu à peu, l'anorexie va exclure Galaïs. «À la fin, tu refuses les invitations. Tu as peur de dîner avec des amis... Tu deviens violente». Sombrant inexorablement, elle n'a plus la force de donner un coup de pied pour remonter. «Tu es tellement faible. Il n'y a plus d'énergie. Et puis, le physique se dégrade: la vue baisse, les cheveux tombent, et ensuite, les dents se déchaussent», sourit tristement Galaïs. «Avant d'en arriver là, j'ai réalisé ce que je faisais. Pendant cinq ans, j'ai occulté la maladie. À la fin, je mangeais dans une soucoupe de tasse à café. Je ne pesais plus que 39kg... Ce sont mes proches, des amis, qui m'ont permis de me rendre compte de ce qui m'arrivait. J'ai accepté». Le chemin du retour est long. «Petit à petit, on réapprend à manger, à partager autour de la table. On se nourrit un peu plus, on s'autorise des choses incroyables comme de manger un morceau de saucisson... Et puis, l'envie de vivre est revenue».
«L'appel de la vie»
Galaïs a vaincu sa maladie. «Je n'ai plus, aujourd'hui, ce rapport à la nourriture. Ça s'est stabilisé. Je suis bien dans mon corps et c'est pour cela que je veux aider celles, et ceux, qui luttent contre l'anorexie». Avec son ami Jean-Louis Valence, parolier, Galaïs vient de sortir un single. «L'anorexie, c'est un appel au secours. Un cri qu'on ne peut exprimer. J'espère que ma chanson pourra faire sortir les choses qui sont enfouies et aider des gens à comprendre l'origine de leur mal». «L'appel de la vie» est lancé. Pratique CD «L'appel de la vie», vendu au prix de 10 EUR. L'argent recueilli sera reversé aux associations qui luttent contre l'anorexie. Le single est disponible sur le site www.galais.fr
Aujourd'hui
Les loisirs du pays d'Auray
Bilan financier positif
Boxe. Grand gala ce soir à la salle du Verger
Jobs d'hiver. Les employeurs recrutent à Auray
Les loisirs du week-end
Vivre Ensemble à Auray. Patrick Le Borgnic se «désolidarise»
Aujourd'hui
UMP. «Une remise en cause du mode de désignation»
Grippe H1N1. Le centre ouvre ses portes mercredi
Ils volent deux pantalons. Deux Mongols interpellés
Infos services
Une production soutenue