9 avril 2009
La première conférence-débat, qui dévoilait les enjeux de l'Agenda 21, s'est déroulée mardi soir. Un rendez-vous qui a posé nombre de questions dont une, essentielle: «Peut-on encore rester inactif?».
Une petite quarantaine de personnes, dont le maire, Michel LeScouarnec, et Anne-Marie Boudou, adjointe en charge du développement durable, étaient présentes, mardi soir, au Petit Théâtre, pour la première conférence présentant la mise en place de l'Agenda 21. Fabrice Jaulin, directeur de Nature et culture, assisté de Nicolas Bernard, chargé de missions, ont coanimé cette soirée. L'Agenda 21 est un guide pour le XXIesiècle d'application du développement durable dans le cadre des collectivités territoriales, établi lors du «Sommet de la terre» des Nations Unies, en 1992, à Rio de Janeiro. Un agenda pour planifier, organiser, noter les enjeux et objectifs en matière de développement durable... Lors de la réunion de mardi, les grandes lignes de sa mise en place ont été présentées. Extraits.
La mesure du danger
Fabrice Jaulin: «Si on ne fait rien, l'augmentation des quantités de gaz à effet de serre émis par l'activité humaine et l'élévation du niveau des océans, provoqueront, à l'horizon 2100, l'exode de 200millions d'éco-réfugiés et 50% des espèces animales auront disparu». Nicolas Bernard: «47millions de travailleurs sont exposés à des substances cancérigènes et un fruit sur deux porte des traces de pesticides».
Pourquoi un Agenda 21?
Fabrice Jaulin: «C'est avant tout un projet valorisant pour le territoire, une démarche citoyenne et une volonté politique structurante».
Comment sensibiliser?
Anne-Marie Boudou: «Nous devons mettre en place un comité de pilotage, et informer par des conférences, à chaque grande étape de l'application de notre méthodologie. Il faut agir en fonction du diagnostic, travailler auprès des maisons de quartiers, école et marché bio...». Michel Le Scouarnec: «Il faut que les gens aient confiance en ce qu'il est en train de se faire».
Pourquoi pas un projet intercommunal?
Anne-Marie Boudou: «C'est extrêmement compliqué sur le plan intercommunal. Mais, dans un deuxième temps, je pense que cette démarche pourra avoir lieu. Actuellement, il n'existe pas de volonté politique sur ce sujet». Michel Le Scouarnec: «Si l'on prend exemple sur le logement social, on s'aperçoit que les projets passent et rien ne se fait. Aucune concrétisation. A la différence de certaines autres commu
nes, nous, on le dit et on le fait. Cela est également vrai sur le plan des transports». Fabrice Jaulin: «L'intercommunalité aurait été plus intéressante, mais cela est un choix. L'échelle de la commune est essentielle pour débuter ce genre de projet et essentiel pour la mobilisation de la population».
«On ne peut rester insensible à un tel projet, qui devrait être réellement fédérateur. Oui, je suis bien entendu favorable à ce type d'action militante. Je suis adhérent de l'association Fleur de bouchon du Morbihan et je suis tout à fait partie prenante d'un tel projet et prêt à aider». «Je désire apporter ma pierre à ce grand édifice humain qui peut être déterminant pour l'avenir des générations futures. Il s'agit d'un véritable acte citoyen. C'est aussi une façon d'agir ensemble et en concertation. Je pense qu'il y a urgence. C'est maintenant qu'il nous faut agir». «Je viens d'arriver à Auray et je trouve que la ville est très dynamique sur le plan écologique. Il est nécessaire de poser les bonnes questions afin de ne pas être déjugés, voire accusés, par nos enfants. Il est nécessaire d'avoir un bilan et d'agir collectivement». «Je pense qu'il manque des infos par l'Agenda 21, qui est un projet de grande envergure, mobilisant particuliers et groupement d'individus sous toutes ses formes. Une cohésion est nécessaire entre la commune, le Département et la région Bretagne pour un projet aussi déterminant pour l'avenir. Les propositions doivent être concrètes».
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