30 septembre 2009
Quelques jours après la décision en conseil municipal de placer la ville sous vidéosurveillance, les antis se fédèrent. Un collectif «Pontivy sans caméras » vient d'être créer.
Ils en avaient entendu parler, du coup, deux d'entre eux ont choisi d'assister mercredi dernier à la séance du conseil municipal pour suivre les débats en direct. Ils, ce sont des citoyens pontivyens lambda.
«Gaspillage d'argent public»
À l'issue de la séance, ces deux amis ont immédiatement décidé de lancer un collectif contre la vidéosurveillance. L'espace d'une semaine, d'autres se sont ralliés à leur mouvement, pas encore formalisé en association mais qui ne devrait pas tarder à l'être. Pour Éric Vallet, qui est l'un des membres fondateurs, le principe de leur collectif est simple «nous sommes contre tout type de surveillance, il n'y a rien de politique derrière ça; mais nous estimons qu'il est dommage d'utiliser de l'argent public pour installer des caméras, qui s'avèrent, et plusieurs études le démontrent, totalement inefficaces et inutiles. Alors que cet argent-là devrait plutôt permettre de mettre en place des actions de prévention». Selon eux «l'enregistrement d'images du domaine public par des caméras, risque d'être mise en place sous l'effet d'une mode sécuritaire impulsée aux plus hauts échelons de l'État, et servant également les profits de certains lobbies». «Elle participe d'une limitation immédiate des libertés individuelles», expliquaient-ils dans un communiqué annonçant la création de leur collectif.
Pas d'interventions plus rapides
Pour le jeune homme, qui se fait dans un premier temps porte-parole du mouvement «la plupart des délits à Pontivy sont des faits dus à l'alcool a commenté l'autre soir le commandant de gendarmerie. Nous posons du coup la question: en quoi les caméras vont-elles servir à quelque chose?». Car, ce membre tient à préciser que si le but recherché est la baisse de la délinquance, «il faut savoir que les images ne seront pas visionnées en direct à cause d'un coût trop élevé pour une ville de la taille de Pontivy. Les bandes seront enregistrées et conservées durant deux semaines, du coup les forces de l'ordre n'arriveront pas plus vite sur place». Ils ne croient pas à l'effet dissuasif face un public qui grisé par l'alcool fera fi des caméras. Le risque est aussi selon le collectif de voir «un déplacement de la délinquancedans des quartiers auparavant tranquilles». Seul le centre-ville en effet sera équipé.
Appel aux élus qui ont voté contre
Par ailleurs, ce collectif contre la vidéo-protection et plus globalement contre une politique sécuritaire entend se mettre très rapidement en relation avec les élus qui ont voté contre ce projet. L'objectif est de mettre en place à court terme des opérations de sensibilisation. «Nous allons distribuer des tracts, faire de l'affichage et surtout très rapidement organiser une réunion publique pour informer la population». Contact: pontivysanscameras@gmail.fr
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