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Pontivy

Vente aux enchères. Le rendez-vous des éleveurs

5 novembre 2009

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Une vente aux enchères de chevaux se tiendra demain au parc des expositions. Éleveur à Noyal-Pontivy et membre l'association Équipondi, Hervé Philippe sera présent... Mais sans chevaux à vendre.

Aussi loin qu'il remonte dans ses souvenirs d'enfance, Hervé Philippe assure avoir toujours vécu auprès des chevaux. «Dans la ferme qu'ils exploitaient à Noyal, mes parents ont toujours eu des chevaux de trait», se rappelle-t-il. Utilisés pour tous les travaux des champs, ces animaux vont très vite passionner le jeune enfant. «J'étais toujours très heureux quand je pouvais les conduire moi-même», assure-t-il. À l'époque, il ne les monte en revanche que très rarement. Les années passent et bien loin de s'estomper, la passion des chevaux demeure toujours chevillée au corps d'Hervé. Malgré des demandes répétées, ses parents refusent toutefois de lui acheter un cheval. Mais qu'importe, le jeune homme a commencé à travailler et les premières économies sont rapidement investies dans l'achat d'un étalon. «C'est en août1987, il s'appelait Saint-Buc», se remémore-t-il.

La passion de l'animal plus que la compétition

Des cours d'équitation, distillés par Fabrice Pinabel, alors responsable de l'écurie des Ajoncs, et une solide amitié avec un amateur de sauts d'obstacles, vont rapidement le convertir à cette discipline sportive. Titulaire de l'Éperon de bronze, il commence même à participer à des concours officiels, au début des années 93. Mais bien plus que la compétition, c'est l'animal qui apparaît toujours comme l'objet de toutes ses attentions. L'idée de monter un élevage «simplement par passion et pour le plaisir», lui traverse alors l'esprit. Elle n'aura pas le temps d'en ressortir qu'il achète déjà une première jument. «C'est passionnant d'essayer de chercher le type d'étalon qui correspondra le mieux à la jument que l'on possède, assure-t-il. Bien évidemment, ce n'est pas une science exacte et deux croisements identiques, deux années de suite, donneront un résultat totalement opposé».

Trop affectif pour être un bon vendeur





Les connaissances accumulées au fil des années, les discussions et les conseils glanés ici ou là, lui ont permis de tracer son chemin dans le milieu. À la tête d'un élevage qui compte un peu plus de quinze têtes, il affiche généralement deux naissances par an. Évidemment, lorsque ces jeunes poulains atteignent l'âge de trois ans, il a la possibilité de les placer dans les ventes aux enchères de chevaux de sport et d'élevage, comme celle qui se déroulera vendredi soir, à la halle Safire. Il ne le fait pourtant jamais. «J'ai du terrain et je peux donc me permettre de garder les chevaux plus longtemps, affirme-t-il. Je préfère me débrouiller pour continuer à les voir évoluer et donc les faire monter par un cavalier de la région». Trop affectif pour être un bon vendeur, il a toujours du mal à se séparer d'un cheval qu'il a élevé. Il est vrai que dans son cas, la passion a toujours pris le pas sur la raison. Pratique Organisée par l'association Équipondi, grande vente aux enchères de chevaux de sports et d'élevage, vendredi, à partir de 20h, au parc des expositions.

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