14 octobre 2009
Manifestation des producteurs de lait, crise économique, restructurations... Tout cela alimente des rumeurs sur la pérennité de la base Intermarché de Saint-Gérand. Le syndicat tient à dire que tout va bien.
C'est une situation peu fréquente: à la base de Saint-Gérand, les responsables syndicaux, par la voix de leur représentant, Bruno Coer, veulent dire «qu'il n'y a pas de problème dans leur entreprise». Et par là même, faire taire toutes les rumeurs grandissantes en ville et aux alentours sur une éventuelle fermeture du site ou encore sur un déménagement.
1MEUR de perte
C'est vrai qu'il y a quelques mois, du 8 au 13 juin, l'aspect extérieur des lieux pouvait laisser croire à des hangars désaffectés. La base des Mousquetaires était à l'époque le lieu choisi par les producteurs de lait pour manifester leur mécontentement. Palettes et bidons en feu, immondices en tout genre s'amoncelaient devant l'entrée. «Cétait Beyrouth ici», se souvient le syndicaliste. La facture des pertes pour l'entreprise s'élève à plus d'un million d'euros, dont 470.000EUR liés directement aux dégâts matériels. Un remboursement des assurances doit arriver, «même si ça traine un peu» pour Bruno Coer. Par ailleurs, avec une crise économique mondiale qui se fait sentir, la baisse d'activité est notable à Saint-Gérand. Un trafic d'une quarantaine de camions journaliers continue d'alimenter près de 150 points de vente à travers le Morbihan, les Côtes-d'Armor et le Finistère. Pour autant, si la base, l'une des 40 du territoire national, reste parmi les cinq plus performantes du réseau, elle connaît une baisse d'activité de près de 10% ces derniers mois.
«Ni à vendre ni vendue»
À cela s'ajoutent des restructurations en interne. À savoir que l'objectif à atteindre avant la saison prochaine, c'est de fonctionner à stock zéro, pour ce faire, beaucoup de racks (étagères disposées à recevoir les palettes dans le langage professionnel) ont été démontés. Ils seront en effet inutilisés. «Il ne s'agit pas d'un déménagement en préparation», rassure le délégué CFDT. Du coup, l'ensemble de ces éléments ont nourri les conversations populaires et pu faire croire à une disparition à plus ou moins court terme de cette société qui emploie environ 210personnes. Il n'en est rien. Le discours de Bruno Coer est d'ailleurs repris et approuvé par Lionel Ablain, le directeur du site, qui le redit : «Saint-Gérand n'est ni vendue ni à vendre».
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