29 janvier 2012
Passionné par les pierres, Georges Le Guellaut, l'est depuis ses 14 ans. À l'époque, l'adolescent se découvre une passion pour les minéraux en devenant l'heureux destinataire de la petite collection que possède alors son père. Le déclic est immédiat. Le jeune homme dévore alors une littérature ayant exclusivement trait aux minéraux. Surtout, il sillonne sa commune natale de Cléguérec, à la recherche des multiples variétés de pierres. «C'est une région très riche en minéraux, assure-t-il. J'ai rapidement pu développer ma collection». Cette passion, il va rapidement la partager avec un autre amoureux des minéraux, André Le Bihan. Domicilié à Pleugriffet, l'homme est un puits de science dans le domaine. «C'est lui qui m'a tout appris, reconnaît Georges Le Guellaut. Nous sommes rapidement devenus amis et à chaque fois que nous faisions une sortie, nous partagions toujours nos trouvailles».
Une passion qui s'érode
C'est également André qui l'initie à la technique des litholamelles. À partir de fines lames de pièces, de 2 à 3 centièmes de millimètres il découvre la nature même de la pierre avec son microscope. Autunite, brocantite, Serpentimite, Albite... Les variétés n'ont plus de secrets pour lui et il en tire même des clichés qui pourraient assurément passer pour des oeuvres d'art contemporain. Il y a un peu plus de deux ans pourtant, la mort de son ami va éroder sa passion pour les pierres. Désormais effectuées seul, les sorties à la recherche de ses précieuses pierres n'ont plus le même attrait. Entassée dans les étagères de la cave de sa maison, la collection aussi entre en sommeil.
Un support pédagogique
Mais la passion ne meurt jamais vraiment. Et plutôt que «de voir la collection dispersée, ou même finir à la décharge», celui qui est aujourd'hui âgé de 29 ans, a préféré en faire don au collège Romain6rolland, de Pontivy. «C'est le collège ou j'ai fait mes études, explique-t-il. Ça peut être un bon support pédagogique pour les enseignants et qui sait, éveiller un intérêt pour certains élèves». Destinataire de cette collection qui compte aujourd'hui des centaines de pièces, le principal de l'établissement, Jean-Jacques Merceur a bien évidemment reçu ce don avec plaisir. Il espère bien la mettre en valeur. Pour l'heure, seule une petite partie de la collection est exposée dans des vitrines installées dans le hall de l'établissement. «Chaque jour, plus de 570 élèves y passent, explique-t-il. Nous allons désormais devoir imaginer la meilleure de mettre en valeur cette collection exceptionnelle».

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