7 octobre 2009
À quelques kilomètres de Pontivy, Jean LeGuennec expose actuellement ses 1.001citrouilles etautres coloquintes, dansun jardin auxcharmantes couleurs automnales.
En partant de Noyal-Pontivy, direction Saint-Gérand, avant d'enjamber la quatre-voies, au niveau des glissières de sécurité, prendre à droite. L'on arrive sur la propriété de Jean Le Guennec, à Kermahé. Impossible de la rater, car une magnifique exposition de cucurbitacées attire l'oeil. Jeannot, pour les intimes, s'est pris de passion pour cette famille de plantes depuis cinq ans. Comme il le reconnaît lui-même, «j'ai démarré tout doucement, avec quatre ou cinq plants. Aujourd'hui, j'en suis à 700 pieds sur 2.000m² de terrain et je ne sais pas où je m'arrêterai».
Une vingtaine de variétés
Pour cet employé d'une entreprise noyalaise, autant dire que ses week-ends sont bien pris et entièrement dévoués à son amour des cucurbitacées. Dès le mois d'avril, il démarre les semis sous abri. Ensuite, comme tout bon jardinier qui se respecte, il repique ses plants en pleine terre, après les seins de glace, afin d'éviter les dernières gelées. Par la suite, l'entretien n'est pas draconien. Il faut cependant ne pas négliger l'arrosage, car ces légumes sont à forte composition d'eau et doivent donc être hydratés régulièrement. Avec une pointe d'humour, Jean souligne: «Avec les étés que nous avons en Bretagne depuis trois ans, j'ai pu limiter l'arrosage». Il cultive environ une vingtaine de variétés, de citrouilles ou coloquintes. Si certaines variétés sont connues du grand public, comme le potimarron, le pâtisson, le potiron rouge vif d'Étampes, ou le turban turc, d'autres affichent des noms évocateurs et moins connus: la griffe du diable, le tromboncino, le giraumon galeux, le coutors d'été, la gourde pèlerine, ou la gourde amphore, la courge serpent, la muscade de Provence...
Une exposition colorée et originale
Mais la passion de Jean ne s'arrête pas là. Dès la récolte, faite début octobre, il expose ses légumes avec amour, sur sa propriété. Avec deux à trois tonnes de récolte, là encore, le travail ne manque pas. De plus, il fait preuve d'ingéniosité pour les mettre en valeur. Si les plus gros spécimens, environ 60kilos, sont mis à même le sol, certains trouvent refuge sur une échelle de meunier, d'autres dans une brouette, ou encore sur des trépieds, une table de camping et, cette année, il a récupéré un tombereau (vieille charrette), où trône un amalgame de légumes aux couleurs d'automne, orange, jaune, vert, du plus bel effet. Il n'y a pas que les yeux qui se régalent. Côté culinaire, sa production se déguste, même si tout ne se mange pas. Jean et son épouse ont d'ailleurs un faible pour le potage de potiron, bien d'autres recettes existent cependant pour les cuisiner (lire également ci-dessous).
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