25 janvier 2012
Le body-karaté est une pratique qui allie les techniques de karaté à la musique. À l'origine, le but de la Fédération française de karaté était de faire découvrir le karaté traditionnel par le biais de cette discipline. Mais très vite, le body-karaté s'est imposé comme une discipline à part entière. Essentiellement pratiquée par un public féminin, cette activité permet un renforcement musculaire, développe la coordination, améliore la capacité du système cardio-vasculaire et respiratoire et accroît la tonicité et la souplesse du muscle. Le tout est réalisé sous forme de chorégraphies rythmées. Isabelle Cramoisan, initiatrice et experte de la discipline dans toute la région (elle est également 4edan de karaté classique) ne veut pas faire de parallèle avec le fitness. «Même si on peut voir des similitudes avec le fitness, c'est très différent. Le body repose avant tout sur les enchaînements du karaté. Mais bien entendu, il n'est pas nécessaire d'être déjà karatéka pour pratiquer. Depuis que nous avons instauré des cours, j'ai créé ma propre méthode d'entraînement basée sur des chorégraphies évolutives à la portée de tous les niveaux. Et le tout se fait dans une ambiance très conviviale», explique-t-elle.
Des compétitions
Même si le body-karaté revêt un caractère ludique, il existe néanmoins des compétitions. Un challenge national est organisé tous les ans et une coupe de Bretagne permet aux 20 sections qui existent dans la région de se mesurer en individuel ou par équipe. La prochaine se déroulera d'ailleurs à Loudéac, le 25mars prochain. En compétition, les chorégraphies comportent des figures imposées: au moins deux coups de poing différents, deux coups de pied, deux blocages et deux directions. Les athlètes sont notés par des juges qui prennent en compte plusieurs critères tels que la synchronisation, la technique, l'originalité, la prise de risques ou encore la vitesse d'exécution.
Formation de professeurs
Le succès est tel que le manque de professeurs de body-karaté commence à se faire sentir. Isabelle Cramoisan commence donc à former de vrais enseignants pour répondre à la demande. «Ce n'est pas parce qu'on est karatéka qu'on peut diriger un cours de body. Il faut aussi développer des qualités d'animateur pour maintenir la dynamique du groupe. Actuellement, nous formons Anne Le Hir, qui est licenciée en karaté classique. Même si les deux techniques sont très complémentaires, cela ne répond pas à la même logique», précise-t-elle. Pratique Les cours se déroulent au dojo des Récollets lundi et vendredi de 12h30 à 13h30, mardi soir de 20h30 à 21h (confirmés), jeudi de 18h à 19h (jeunes), de 19h à 20h et de 20h à 21h. Les licenciés du club de Pontivy peuvent également s'entraîner gratuitement à Loudéac ou à Mûr-de-Bretagne.

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