28 janvier 2012
Depuis des décennies, c'était une institution. D'ici quelques semaines pourtant, l'enseigne du Bâtiment Pontivyen va devoir être rangée dans les rayons de l'histoire. Pas d'inquiétude pour autant... La société pontivyenne va bien poursuivre son activité dans ses locaux de la zone d'activité de Kerponner. Mais elle le fera désormais sous l'enseigne du groupe Maho. Aujourd'hui basée à Baud, cette société est en fait née à Saint-Barthélémy, au début des années 60. Maçon de formation, Noël Maho, décide alors de voler de ses propres ailes en montant sa petite entreprise artisanale. Seul au départ, il ne va pas le rester bien longtemps. Après seulement six mois d'activités, il embauche un premier salarié. Depuis, la croissance de cette société ne va pas cesser. Développement interne et rachat de sociétés vont ainsi se multiplier au fil des décennies.
200 salariés sur huit sites
En 1989, la société Maho rachète en effet un de ses concurrents, le Bâtiment Pontivyen. Dans les années1990 et2000, d'autres vont suivre: la menuiserie Henrio, de Saint-Barthélémy, en 1995; la société Be Home, à Auray, en 2001 ou encore la société Garniel, à Plouay, en 2010. Désormais installé à Baud, depuis 2006, le groupe Maho, affiche aujourd'hui un chiffre d'affaires de 21MEUR et emploie plus de 200salariés sur huit sites de production. Des travaux de rénovation, à ceux de réhabilitation, en passant par la menuiserie, la construction de maisons individuelles, le logement collectif, les maisons écologiques ainsi que de bâtiments industriels ou commerciaux... son activité apparaît aujourd'hui particulièrement large. C'est la raison pour laquelle, le P-DG Thierry Maho, entend aujourd'hui «repositionner le groupe pour une meilleure cohérence et une meilleure visibilité». S'agissant du Bâtiment Pontivyen, l'objectif est d'ailleurs particulièrement clair. «La notoriété de cette enseigne ne dépassait guère les frontières de la région pontivyenne, explique le dirigeant. Nous entendons donc désormais, capitaliser autour du nom du groupe».
Pas de licenciements
Dans un contexte économique particulièrement tendu, et où «une baisse de l'activité est prévisible dans le secteur du bâtiment, en 2012», la rationalisation est donc de rigueur. Mais pas question pour autant d'entrer dans la spirale de la réduction des effectifs. «L'entreprise doit s'adapter et les départs ne sont pas remplacés», reconnaît-il. À Pontivy, le Bâtiment Pontivyen, qui sera très prochainement rebaptisée Maho bâtiment, va continuer de fonctionner avec 35 salariés. Et même si les carnets de commandes demeurent encore à des niveaux très bas, le groupe affiche tout de même une lisibilité sur ses chantiers, pour plus de dix mois.

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