31 janvier 2012
Christian Guyonvarc'h a tenu en haleine un auditoire d'une cinquantaine de personnes, vendredi soir, à la salle des fêtes de Tronjoly, lors de la conférence qu'il animait pour le compte de l'association An ti Glas sur le thème de la réunification de la Bretagne.
Une unité géographique de plus de 1.000 ans
Historien de formation, il a retracé l'historique de la constitution de la Bretagne au fil du temps, des tribus celtes jusqu'à nos jours. «Une unité géographique de plus de 1.000 ans: la province de Bretagne, englobant les cinq départements, est déjà fixée dans ses limites actuelles dès 851; le traité d'Union la rattache à la France en 1532, les révoltes bretonnes (Bonnets Rouges, Pontcallec) parcourent la province; l'abolition des provinces en 1789 et la création des départements, ne suppriment pas le sentiment identitaire breton», a-t-il dit. En conclusion, selon Christian Guyonvarc'h, trois raisons principales sont nécessaires pour la réunification de la Bretagne. Il les a développées: «Pas de politique maritime sans Nantes-Saint-Nazaire; l'axe Rennes-Nantes se développe sans régulation régionale au détriment de l'Ouest; risque de fusion Bretagne-Pays de la Loire et attraction plus forte de l'Ile-de-France». Le conférencier a prôné le soutien à l'initiative Le Fur-de Rugy (vote citoyen en 44 pour ou contre le rattachement). Il s'en est suivi une intervention d'Hervé Morvan, de Bretagne Réunie, qui a souhaité exposer ses points de vue. La soirée s'est terminée par un débat avec le public presque entièrement acquis à la réunification pour un rééquilibrage économique de la Région Bretagne à cinq départements.