6 novembre 2009
Tous les cinémas de France étaient appelés par la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) à éteindre leurs enseignes lumineuses mercredi entre 18h et 19h, pour défendre leur survie. François-Yves Burban, président de la Chambre syndicale des cinémas de Bretagne et de l'Ouest et directeur de la salle associative le Celtic a bien évidemment participé à ce mouvement.
Le budget des petites et moyennes salles
Deux points pèsent lourd sur le budget des petites et moyennes salles de cinéma: «les téléchargements, qui sont désormais autorisés quatre mois après la sortie des films», explique François-Yves Burban «et le montant des taxes additionnelles au droit d'entrée, auquel s'ajoutent toutes les autres taxes et charges». Ce montant est de 10,72% du prix d'une place. De plus 50% reviennent au distributeur. «Lors du dernier congrès à Deauville, les mécontentements avaient été évoqués», continue-t-il. En effet, alors que «les salles de cinéma reversent 50% de leurs recettes aux ayants droit, les éditeurs vidéo n'en reversent que 20%, Canal+9% et les chaînes en clair 3,2%». Même chose pour le matériel, les prix ont grimpé en flèche ces dix dernières années «le prix de la construction d'un fauteuil a augmenté de 87% en dix ans».
Sensibiliser le public
Pour sensibiliser le public, des affichettes ont été installées sur la façade et un spot est diffusé sur les écrans. Cela suffira-t-il à alerter les pouvoirs publics sur la survie des petites et moyennes salles de cinéma? «Une salle de cinéma qui s'éteint, c'est le cinéma français qui meurt», souligne la FNCF.
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