31 octobre 2009
Pas loin de la base des sous-marins, derrière les murs du studio d'Yvan Zedda, le photographe attitré des grands skippers, se cache une installation inattendue. Une cuisine, toute équipée, dédiée à la photo.
Bourgnon, Birch, Gautier, Peyron, Desjoyeaux, Cammas, les plus grands du monde de la voile, les plus rapides. Zedda les a tous photographiés, naviguant auprès d'eux, et sa signature au bas des photos est aujourd'hui estampillée image de mer.
Photos de chefs
Mais Yvan Giuseppe Zedda est aussi un passionné de cuisine, etpour pouvoir photographier et réaliser des créations culinaires, son studio abrite une vraie cuisine. «Je suis l'hiver dans le studio et l'été sur l'eau». «C'est par la photo de pub qu'est arrivée la photo culinaire. Je réalise pas mal de photos pour l'industrie agroalimentaire, destinées au packaging, des recettes que je prépare souvent moi-même. C'est dans ce cadre que j'ai rencontré des chefs pour des photos publicitaires de recettes élaborées par untel ou untel...». D'où le livre de Nathalie Beauvais «La Bretagne gourmande», une semaine dans le sillage de la «Fée du Morbihan», du marché à la cuisine, ou encore les collaborations avec Jean-Paul Abadie, chef de l'Amphitryon.
Protéger les espèces sauvages
Cette année, Zedda est arrivé deuxième au Concours international de photo culinaire (présidé par Pierre Hermé), en binôme avec un jeune chef étoilé montant, Gaël Orieux, passé par Taillevent, Bocuse ou le Meurice, avant d'ouvrir en 2005 son restaurant «Auguste», à Paris. Originaire de Riec-sur-Bélon, sensibilisé au problème d'épuisement des ressources en poisson sauvage, Orieux a rejoint Zedda à Lorient tous les mois pendant un an. Des recettes avec des filets de «nouveaux poissons», levés chez les mareyeurs du coin, assemblés et présentés dans de la vaisselle design. Résultat, des photos de plasticien, graphiques, épurées, très contemporaines «C'est presque de la macro. Les ingrédients sont posés à la pince à épiler».
500 assiettes dans le placard
«C'est moi qui fais le stylisme, alors j'achète sans arrêt de la déco. Quand je me balade sur des Grands Prix, je fais aussi les magasins de vaisselle!». 400ou 500assiettes dépareillées, un cauchemar de ménagère. Dans la cuisine, évier, cuisinière, plan de travail, étagères d'épicerie et lumière à gogo. «La lumière c'est plus de 50% de la photo, il faut savoir la reconnaître, la reproduire, mais aussi utiliser ce qui existe, pour rendre le volume, la couleur et la brillance. J'ai toujours un regard sur tout ce que je vois, pour comprendre et reproduire plus tard».
Des boules de glace en purée
Avec un dos numérique adapté sur un Hasselblad ou une chambre, les photos de Zedda titrent 40millions de pixels. «Avec les chefs, pas de triche, mais pour la pub, on a nos astuces, de la glycérine pour faire une goutte de rosée, de la mousse à raser à la place de la Chantilly, ou de la purée colorée pour faire les boules de glace!».
Aujourd'hui
Le programme
Crise économique. Une lumière au bout du tunnel ?
Kerpont industrie. Les six licenciements confirmés
Bois-du-Château. 30 personnes à la réunion de quartier
Fête de l'Huma. C'est parti!
Astrid, marraine du Téléthon, au Moustoir ce soir
Oiseau-club. Dimanche à Kersabiec, expo et bourse
Soirée H2O. Sans alcool on sait faire la fête
Frédéric et Cyrille: «Il va pleuvoir des buts»
William : « Une victoire écrasante »
Florian: «En toute confiance»
Pierre: «Rester méfiant»
Anne-Laure : « Une opération à renouveler»