5 novembre 2009
Une Lorientaise de 45 ans comparaissait, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Quimper. Le 2mars 2009, la gendarmerie de Quimperlé reçoit un appel. Dans l'impossibilité de répondre à sa correspondante, le gendarme lui demande de rappeler. La jeune femme se répand alors en insultes avant de raccrocher. Le lendemain, la même gendarmerie reçoit la plainte d'un homme qui s'avère être l'époux de la prévenue. Il explique avoir reçu, en deux jours, entre 14 et 24 appels téléphoniques de sa femme avec qui il est en instance de divorce. Les gendarmes se rendent alors à Arzano, au domicile de l'épouse. À leur arrivée, ils sont accueillis par la prévenue qui les invective. Ils décident de partir mais elle les suit, s'acharnant contre eux. Le dépistage d'alcoolémie va révéler un taux de 0,94mg/l.
Une vie qui bascule
À la barre, la jeune femme s'exprime calmement et dit regretter son attitude. «J'étais une personne normale intégrée dans la société. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée sans rien, ni travail, ni argent, victime de violences conjugales, sans argent, avec trois enfants. Les gendarmes m'ont d'ailleurs pratiquement sauvé la vie en intervenant à mon domicile quand je vivais avec mon mari. Hélas, ce sont eux qui ont essuyé les plâtres», a-t-elle expliqué. Le procureur a souligné que, «comme gratitude, on peut trouver mieux que des insultes», avant de requérir 800 EUR d'amende dont 500 EUR avec sursis. La prévenue a été condamnée à 1.000EUR d'amende avec sursis.
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