14 mai 2009
Au bloc opératoire, leur rôle est essentiel. Depuis hier et jusqu'à vendredi, les infirmiers de blocs diplômés d'État (1) sont réunis en congrès national. Le point sur la profession avec Jean-Paul Héno (2).
Pendant trois jours, plus de 900 infirmiers de bloc sont réunis à Lorient. Dans un hôpital, quels sont leurs rôles?
Dans une salle d'opération, les infirmiers de bloc opératoire ont trois rôles: aide opératoire, instrumentiste et infirmier circulant. Dans le premier cas, il s'agit d'anticiper les gestes du chirurgien. Dans le second cas, il est responsable de la table d'instrumentation. Enfin, l'infirmier circulant est celui qui gère la salle et les besoins en matériel. C'est aussi l'infirmier de bloc opératoire qui gère les commandes et qui fait l'interface avec la pharmacie et les laboratoires.
Comment devient-on infirmier de bloc opératoire?
On devient Ibode, infirmier de bloc opératoire diplômé d'État, après trois ans d'étude, deux ans d'exercice professionnel et une spécialisation de 18 mois dans une école spécialisée. En Bretagne, il en existe deux: au CHU de Rennes et au CHU de Brest. Mais on peut aussi être infirmier de bloc sans avoir suivi cette spécialisation.
Pour autant, vous militez pour une reconnaissance de votre spécialité?
Effectivement cela nous tient à coeur, c'est une question de valorisation de notre profession. Nous souhaitons une reconnaissance de notre statut, nous n'avons toujours pas d'exclusivité dans notre fonction. Pour l'obtenir, je pense que cela passe par une validation des acquis de l'expérience. En clair, que les infirmières qui travaillent depuis longtemps en bloc puissent obtenir leur diplôme d'Ibode. Mais la reconnaissance de notre spécificité passe aussi par la publication scientifique. D'ailleurs, depuis 2008, nous avons créé la Société savante française de recherche en soin infirmier de bloc opératoire (Soferibo).
Au CHBS, les besoins en infirmiers de bloc opératoire sont-ils suffisants?
D'abord, je pense que la direction du CHBS se donne les moyens de recruter. Néanmoins, que ce soit à Lorient ou ailleurs, les besoins sont évidents. ÀLorient, le CHBS pratique la permanence des soins, ce qui veut dire que l'on travaille plus les week-ends et la nuit, forcément cela engendre plus d'activité au bloc opératoire. Par ailleurs, avec la fermeture programmée de la maternité de la clinique du Ter, cela va avoir un impact sur l'activité du bloc puisque 15% des accouchements se font sous césarienne. Sachant qu'à chaque fois, nous travaillons à moyens constants.
(1) Le congrès lorientais est à l'initiative de l'Union nationale des associations des infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État. (2) Jean-Paul Héno est le président de l'Aibob, l'Association des infirmiers de bloc opératoire de Bretagne, organisatrice de ces journées.
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