letelegramme.com

 

Lorient ville

Portrait. Son boulot, c'est de la bombe!

6 juillet 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Si vous vous êtes promené quai de Rohan, vous n'avez pas pu louper le bateau La Thalassa. Le navire découverte a fait «coque neuve» grâce au travail de «Shadow», un graffeur pas comme les autres.

Sur son visage se lie la sérénité de ceux qui ont la chance de pouvoir vivre de leur passion. «Shadow», alias Pierre Marcuzzi, a plusieurs casquettes. Graffeur, illustrateur, infographiste... «Aujourd'hui, je me considère comme un communiquant, d'ailleurs par le passé, j'ai travaillé dans la pub. Pour moi ce qui compte, c'est que les gens voient mon travail, que je puisse laisser une trace quelque part», explique le jeune homme originaire de Rosny-sous-Bois en Seine Saint-Denis. À 28 ans, cela fait déjà quinze ans qu'il travaille son style. «Au début, avec des copains, nous passions une semaine à dessiner une fresque sur papier que nous mettions un week-end à réaliser», se souvient «Shadow». Et puis il y a eu les premières commandes officielles, d'abord pour des municipalités et petit à petit Pierre s'est fait un nom.

Faire un choix

«À un moment, j'ai dû choisir. Soit je restais un artiste de rue qui galère pour boucler ses fins de mois, soit je surfais sur le phénomène de mode et je me retrouvais à exposer dans des galeries, soit je vivais de mon art». Et il a choisi d'en vivre. Un choix qu'il assume pleinement. «Je préfère vivre de mon travail plutôt que d'être dans une galerie. Cela me permet d'évoluer, de m'ouvrir à d'autres choses comme l'art contemporain par exemple, et tout cela vient nourrir mon travail».

Premier bateau

Depuis qu'il a créé sa société, Pierre Marcuzzi a travaillé sur de nombreux projets qui l'ont, entre autres, fait voyager à New York ou Toronto. Déjà bien expérimenté, c'est la première fois qu'il travaille sur un bateau. «Le projet sur La Thalassa m'a demandé un gros travail de préparation. Le support était très abîmé. Ensuite, même si j'ai dû respecter l'idée de l'exposition (voir ci dessous), j'ai eu une grande liberté». Requin, baleine, ours, lion... Le but est de représenter la biodiversité dans son ensemble.

À l'année prochaine

Débutée au printemps, la décoration de la Thalassa va s'achever dans une semaine mais devrait se poursuivre l'année prochaine. «J'ai fini le côté bâbord, je termine la cabine et la cheminée, il restera le côté tribord à faire». À la bombe, il trace une esquisse comme avec un crayon sur une feuille. «Je m'inspire de photos que j'adapte au support». Pierre «Shadow» Marcuzzi espère bien que cette première avec un bateau comme support lui ouvrira de nouvelles portes. «Je vis à Paris, mais je suis un amoureux de la mer, ça me plairait de travailler sur des supports liés au nautisme». Cela ne fait pas l'ombre d'un doute, «Shadow» a encore une longue carrière devant lui.

  • Gaël Bocandé
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article

«Je préfère vivre de mon travail que d'être dans une galerie»

  • «Shadow»,
  • graffiti-artiste
.

Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R