16 octobre 2009
La réforme de la politique commune des pêches se prépare. Les pêcheurs lorientais entendent apporter leur pierre à l'édifice en émettant des propositions.
La politique commune des pêches, qui encadre la pêche européenne, sera réformée en 2012. Dans un contexte très tendu de raréfaction de la ressource et des actions concertées des ONG en matière d'environnement, les professionnels lorientais veulent avoir la voix au chapitre. Ils ont restitué, hier, le résultat de plusieurs groupes de travail. Autant de propositions qu'ils entendent transmettre à la commission européenne, avant la clôture, fin décembre, du livre vert, document qui prépare la réforme. Coexpertise. Un gros mot pour dire que les pêcheurs et les scientifiques doivent travailler la main dans la main. Les premiers sont prêts à partager les données collectées sur le terrain. Les patrons de la Scapêche l'ont déjà fait en fournissant aux scientifiques toutes les données sur 26.000 traits de chaluts. En revanche, la voix des pêcheurs et les résultats de leurs observations doivent être entendus à Bruxelles. Il n'y aura pas de bonne politique des pêches sans les pêcheurs. Image. Lorient doit travailler son image, communiquer comme le font les ONG sur l'environnement qui tirent à boulets rouges sur les poissons de grands fonds ou le thon rouge. Le message à faire passer? La pêche est un métier qui respecte les règles pour une gestion durable de la ressource. Comités consultatifs régionaux. Lorient abrite le siège de cet organisme européen pour l'Atlantique Sud, qui rassemble tous les acteurs de la pêche pour proposer à la commission européenne des avis sur la gestion des pêches. De l'avis unanime, leur rôle devrait être renforcé. «Il faut passer de la consultation à la concertation», propose son représentant à Lorient, Benoît Guérin. Rationaliser l'effort de pêche. Le postulat de départ de la commission européenne sur la surcapacité de la flotte européenne n'est pas acceptable. Il existe des alternatives à la casse des bateaux. Les professionnels rappellent que 10% seulement des zones chalutables sont chalutées. Des plans de gestion à cinq ans permettraient une meilleure visibilité: une condition jugée indispensable pour une gestion et une exploitation rationnelle.
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