15 février 2012 - 1 réactions
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«La réception des émissions de France-Inter, de France Culture, et de France Musique a toujours été difficile sur Lorient. Mais depuis quelque temps, le problème s'est amplifié», constate un vendeur de postes radio qui nesouhaite pas que l'on divulgue son nom et celui de sa boutique. «Le phénomène est tel que très régulièrement, nous recevons des plaintes de clients qui n'arrivent pas à se caler sur France-Inter avec la radio que nous venons de leur vendre. Et qui, de facto, mettent en doute la qualité de nos produits. En réponse, nous leur indiquons que nous y sommes pour rien, que le problème provient des ondes. C'est certes peu satisfaisant, mais c'est la seule chose que l'on puisse leur dire». Et d'ajouter: «Au regard du nombre de remarques que nous avons reçues jusqu'à ce jour je ne savais pas qu'il y avait autant d'auditeurs de Radio France sur Lorient...».
10.000 personnes concernées
Au fait combien sont-ils à être branchés sur «silence radio». «10.000», estime Gwendal Rouillard, le député de la circonscription, qui vient d'écrire à Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Dans sa missive, l'élu sollicite auprès du CSA «des éléments d'information quant à l'évolution de l'enquête en cours» (*) Car l'affaire, on l'aura compris, ne date pas d'hier, ni même d'avant-hier. Dès le début de l'année, de nombreux auditeurs vivant, en particulier dans le quartier de Lanveur, ont tiré la sonnette d'alarme et signalé le dysfonctionnement.
Un émetteur dans le collimateur
Alertés, les services de Radio France ont mis en place une cellule avec pour mission première de vérifier si la panne ne provenait pas de leur émetteur, installé à Kervignac. Les investigations ont révélé que l'installation n'y était pour rien. Et que l'origine du brouillage serait ailleurs, «L'environnement radioélectrique a changé dans le quartier», indiquait, il y a un mois Éric Charles Nelson, en charge du dossier lorientais à Radio-France. Dans le collimateur: l'émetteur de la société Powercast, la filiale de diffusion de NRJ, qui coiffait auparavant le château d'eau de Larmor-Plage, et qui est entré en fonction le 6janvier sur un immeuble de la rue Thorez. Depuis, plus rien, et visiblement les désagréments sont toujours là. «La réception des ondes est quelque chose de complexe. Tout dépend notamment de la sensibilité des postes et de la qualité du tuner. Parfois, il suffit de se déplacer de quelques mètres dans une pièce pour que cela marche», confie un auditeur branché.
(*) En cette période de vacances scolaires, il n'est pas facile de joindre un responsable, tant du côté de la radio publique que du CSA, pour connaître l'état d'avancement du dossier.

27 mai 2012