4 juillet 2009
Les parents d'élèves dénoncent une gestion comptable des effectifs, qui menace l'équilibre des classes et l'avenir de leurs enfants.
Si les élèves de l'école maternelle de Merville ont le luxe de pouvoir choisir entre un cursus classique, ou un autre employant un enseignement bilingue français-breton, la rigueur budgétaire à l'oeuvre dans l'Éducation nationale leur inflige un curieux jeu de chaises musicales. «Alors que l'an dernier, plusieurs enfants n'ont pas pu intégrer une classe bilingue, cette année c'est l'inverse», indique Christophe Hoyet, représentant des parents d'élèves. «À la rentrée, les classes monolingues seront composées de 30 élèves pour un seul enseignant. C'est bien trop».
Une pétition avec 200 signatures
Avec un total de cinq postes pour 150 élèves, dont près d'un tiers se tourne vers le breton, l'Inspecteur académique a bien du mal à contenter les deux filières, surtout depuis qu'un mi-temps a été supprimé en 2007. «Nous avons fait savoir la semaine dernière à l'Inspection académique que cette configuration est inacceptable», continue Christophe Hoyet. «La nouvelle organisation va conduire à mélanger les classes d'âges dans un emploi du temps qui s'annonce comme un vrai casse-tête. Une création de poste reste la meilleure solution». Une pétition rassemblant environ 200 signatures a été transmise pour aller dans ce sens.
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