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On a testé pour vous. Petits pas de danse asturienne
Un-deux-trois, un-deux-trois... Non ce n'est pas la valse de Strauss mais la rengaine préférée de Luque Luisa, la danseuse asturienne qui guide les festivaliers de la salle Carnot dans les danses de sa région. Entrer dans la ronde. Vous n'avez pas vraiment le rythme dans la peau et vous n'êtes pas très souple ? Pas de problème, à la salle Carnot, la danse c'est pour tout le monde, néophytes ou initiés. Me voilà donc partie pour une heure de danse asturienne. Comme moi, ils sont une centaine à se masser à la salle Carnot et tenter de suivre tant bien que mal les injonctions de la monitrice asturienne. Mais, nous sommes chanceux, l'Asturienne parle français.
Les bases
Tout commence gentiment. On observe la danseuse, Luque Luisa, faire les premiers pas. Elle assure : « Si tu sais faire les trois pas de base, tu peux effectuer plein d'autres danses comme la xota (prononcer chota) et muñeria ». Nous voilà rassurés pour entrer dans la danse. C'est parti, les pieds d'abord, puis les bras et sans musique « Un-deux trois, et on tourne, un deux-trois et on tourne ». Jusque-là, tout le monde suit. Quoique pas trop sûre de mes pas, je triche sur ma voisine. Pas bête, elle est Asturienne, et a l'air de savoir y faire. Après dix bonnes minutes à ce régime, nous voilà prêts pour approfondir, et en musique, s'il vous plaît.
Les choses sérieuses commencent
Pendant que le groupe asturien entonne les premières notes, Luque Luisa nous dispose par deux et en file. Avancer, reculer, tourner, taper des mains, changer de côté, les pieds ne suivent pas toujours le rythme, mais qu'importe, le plaisir est là. La danseuse asturienne explique : « Ces danses seules sont assez libres, elles sont faîtes pour s'amuser et courtiser... ». Pas même le temps de courtiser que déjà nous nous laissons entraîner dans la danza de las Tabiernas, la danse des éleveurs lors des transhumances. Plus facile, en ronde, elle est censée développer l'esprit collectif. « Chaque village asturien a sa danse, c'est un rituel collectif très important », raconte l'Asturienne. Après une heure de danse, conquise, je me mettrai bien aux danses bretonnes. Rendez-vous à 15 h, salle Carnot.


Sources
Le Télégramme
08/08/2008
Rubrique: Morbihan
Lorient
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