Dans les pas de... Céline Boisson, interprète
Comme une trentaine d'autres bénévoles, Céline Boisson est interprète pendant la dizaine du festival. Attachée à un pipe band écossais, du matin au soir, elle le suit aux quatre coins de la ville.Expliquer, traduire, suivre les groupes dans toutes leurs représentations, la journée d'une interprète au Festival interceltique n'est pas de tout repos. Quoique...
En tout cas, Céline Boisson, l'interprète des Pitlochry pipe-band « ne manquerait ça pour rien au monde ».
Découverte du Fil
Il y a quatre ans, la jeune étudiante en traduction (anglais et allemand), venue de l'Ain, découvre le Festival interceltique avec des amis. Conquise, elle sait que le festival est friand de bénévoles et notamment d'interprètes. Elle envoie donc CV et lettre de motivation. Sa candidature retenue, Céline Boisson rejoint l'équipe de 32 interprètes anglais et espagnols menée par Isabelle Mayol. Déjà trois ans de bénévolat et la jeune étudiante en redemande : « C'est vraiment un plaisir d'être interprète pour des groupes, quand je travaillerai, je prendrai volontiers des vacances pour continuer à le faire bénévolement ».
Missions
Depuis, le début du festival, la jeune interprète accompagne les Écossais de Pitlochry pipe-band dans les méandres de l'organisation du festival. « Notre tâche est essentiellement de faire l'intermédiaire entre les groupes et les organisateurs du festival. À chaque fois que le groupe a une prestation, on le guide, lui explique ».
Et quand on lui parle de l'accent écossais, qui on s'en souvient tous (l'Écosse était à l'honneur l'année dernière), n'est pas évident à comprendre, Céline Boisson ne s'en formalise pas. Forcément, elle a vécu un an à Glasgow...
Mais bien plus, l'interprète est aussi aux petits soins de la vingtaine de membres du pipe-band écossais. « Pendant dix jours, on est ensemble toute la journée, on s'occupe alors aussi des petits problèmes de la vie quotidienne : une visite chez le médecin, besoin d'un taxi, je suis là... ».
Une bien longue journée
Dès le matin, elle rejoint les Ecossais, « qui sont véritablement devenus des amis ». Pour la première prestation du groupe, à 11 h, au club K, elle les accompagne toujours. À 12 h, c'est réunion quotidienne avec les autres interprètes du festival, débriefing de la journée précédente et organisation du planning de la suivante. À 13 h, elle rejoint ses petits protégés.
Déjeuner, puis après-midi détente avant de se mettre en condition pour les nuits magiques auxquelles le pipe-band participe. En coulisse, toujours là, elle les couve, jusque tard dans la nuit.