Badges. Il y en a de toutes les couleurs
Dès juillet, Jonathan Bor s'installe sur son ordinateur pour fabriquer les badges du Fil. Ce futur ingénieur en informatique n'en fabrique pas moins de 4.000. Ça le change du cochon grillé et du jarret de porc qu'il servait depuis trois ans au Village celte. « Tous les salariés du Festival en ont un, tous les bénévoles, les artistes, les partenaires, les invités, élus et institutionnels et les journalistes ».
À quoi ça sert d'avoir une étiquette autour du cou ? « Tout simplement à franchir les contrôles. Même Lisardo Lombardia, le directeur du Fil, en a un. Tout le monde ne le connaît pas ».
Et pourquoi différentes couleurs ? « Les jaunes permettent d'accéder à toutes les salles de concert gratuit, s'il y a de la place. Les verts donnent un accès aux coulisses, ils sont souvent donnés aux journalistes, aux interprètes et à quelques invités. Les rouges sont destinés aux chefs de service, aux responsables des sites et à quelques journalistes ».
Inutile d'essayer
de tricher
Depuis deux ans les badges-photos sont fabriqués par ordinateur. Avant ils étaient faits à la main. Le Fil a-t-il découvert des faux ? Aucun à la connaissance de Jonathan Bor, qui ne délivre cependant les badges qu'après vérification d'une liste noire : « On évince ceux qui essaient tous les ans d'obtenir une carte pour éviter de payer les spectacles alors qu'ils n'y ont pas droit ».