5 novembre 2009
C'est l'une des boules à zéro les plus connues de Lorient. Thierry Bertin, directeur des Studios MAPL et du Manège, en est à sa quatrième session du festival «Les Indisciplinées» qui démarre demain soir. Rencontre.
De quelle façon un organisateur de festival gère-t-il son temps à J-3 du coup d'envoi?
On court un peu partout! Les dernières promos en radio, les réunions d'équipes, les installations à finaliser, le pointage des résas, et les trucs de dernier moment, qui vont de faire installer des toilettes supplémentaires pour la nuit électro à la vérification des boissons dans le bar...
Côté boissons, justement, comment ça se passe?
Sur les concerts classiques, la consommation est modérée, mais pour la nuit électro, ça dure de 20h30 à 6h, il faut gérer la durée, c'est pour ça qu'on a vu avec la Ville un plan de réduction des risques. De 4h à 6h, on met de la musique plus douce et on sert du jus d'orange. Les concerts s'arrêtent vers 6h et on offre le petit-déjeuner; les gens peuvent rester jusqu'à 10h du matin. L'an dernier, il restait encore 400 personnes qui sont parties doucement. Le principe de l'after fait partie des codes culturels de cette génération.
On en est où sur les réservations?
À peu près comme l'an dernier. On sait que, chaque soir, on fait à peu près le même nombre d'entrées que de résas... On a environ 500 tickets vendus pour les concerts classiques, on sait qu'on doublera. Pour le metal, on pense qu'on devrait faire 1.000 entrées, pareil pour Miossec, et pour la nuit électro, on a multiplié par trois cette année, on a vendu 1.000 billets et on sait que ce sera complet. L'an dernier, on avait vendu 900 places entre 10h et 18h et refusé 600 personnes au guichet...
1.500 places, c'est une bien petite jauge pour un festival, si on compare aux Charrues...
C'est bien pour ça qu'on est obligé de faire des soirées thématiques, au détriment peut-être de la lisibilité du festival. Pour drainer des publics plus ciblés, des segments, et ne pas refuser du monde. Et puis ça donne des soirées plus conviviales qui plaisent à ceux qui n'aiment pas les grandes foules. La soirée metal, par exemple, va attirer beaucoup de monde avec Gojira, qui rentre d'une tournée aux Etats-Unis avec Metallica. Pour la nuit électro, on sera complet, avec Vitalic, la référence, qui en plus fera une création spéciale, avec une cage lumineuse, pour six dates, dont nous.
Et financièrement, alors?
Alors ça va! Le budget est de 180.000 EUR, autofinancé à 75% par les recettes et le bar. Le reste, ce sont des subventions. La ville de Lorient, elle, prête la salle et met à disposition ses services techniques, ainsi que Cap l'Orient. Mais l'organisation, c'est MAPL et ses bénévoles.
Il y a deux ans, Norbert Métairie avait profité des Indisciplinées pour annoncer la création d'une salle dédiée aux musiques actuelles à Lorient, où en est-on?
J'ai lu dans le journal récemment que le projet était abandonné sur le mandat en cours. Mais l'idée reste importante. Toutes les salles programment pour un public de 30-50 ans, et il n'y a rien pour les plus jeunes...
Gilles Le Ménach. Cinq camions par jour
Groix. Travaux au port, vie ralentie
Kervénanec-Le Ter. Carrefour Monistrol, point noir
Plastimo. Courriers de licenciements en janvier
Salon du livre bio. Animations et tables rondes
Zoo. Cinq naissances de lycaons en plein automne
Salon du livre jeunesse. Mort de rire!
Bruno Del Din. «Ce sont les contraintes des îles»
Clinique mutualiste. Un marché de Noël au profit de Madagascar
Fnath. Remise de médailles de fidélité
Parti socialiste. Un nouveau local