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Lorient ville

Frégate en feu. Une simulation de taille

9 septembre 2009

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Une vingtaine de sapeurs-pompiers du pays de Lorient, épaulés par ceux de DCNS, ont lutté durant deux heures hier matin contre un faux... vrai incendie! Cette grande manoeuvre s'inscrit dans le cadre de la politique de prévention des risques à DCNS.

Un incendie s'est déclaré hier matin, peu avant 9h15, à bord d'une frégate en construction à DCNS. Plus de 200 ouvriers affairés à bord du navire ont dû quitter la forme. Les sapeurs-pompiers de l'entreprise dépêchés sur les lieux ont découvert le corps sans vie d'un salarié à bord. Face à l'ampleur du sinistre, qui a pris au niveau de la salle des machines, ils ont demandé le renfort du service départemental d'incendie qui a mobilisé 25 hommes dont l'équipe spécialisée dans les feux de navire.

Un scénario catastrophe

Fort heureusement les flammes n'ont rien détruit. Et la victime supposée a très vite repris le cours heureux de sa vie! Le scénario catastrophe avait tout simplement été imaginé par le service prévention du site afin de simuler un exercice incendie d'envergure. Seule la fumée, qui a envahi toutes les coursives et freiné l'avancée des secours, était réelle. «L'objectif de cette simulation est de tester les réactions des personnels et notre organisationen tenant compte de la difficulté d'accès à l'incendie», souligne Jean-Paul Danter, chargé de la prévention.

Plus de deux heures d'efforts

Cet exercice annuel complète les alertes mensuelles plus particulièrement destinées aux procédures d'évacuation. «L'an passé, nous avions axé l'intervention sur les risques chimiques», ajoute Jean-Paul Danter. Cette fois les secours ont eu l'occasion de travailler leurs techniques d'intervention dans un lieu confiné. Vêtus de leurs combinaisons spéciales pour faire face à de hautes températures, ils ont évolué dans les coursives étroites et enfumées, traversées de divers câbles. «Dans de telles conditions, les sapeurs-pompiers spécialisés dans les feux de navire ont une autonomie d'une demi-heure», explique un officier. Après plus de deux heures d'efforts, les secours ont achevé leur grande manoeuvre. Les personnels ont encore dû attendre la dissipation des fumées avant de réintégrer la frégate Aquitaine, la première des onze Fremm, qui sera mise à l'eau en début d'année prochaine.

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«Les sapeurs-pompiers spécialisés dans les feux de navire ont une autonomie d'une demi-heure»

  • Un officier.

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