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Épaves. Les mystères des fonds marins dans un atlas

28 septembre 2009

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L'association rennaise Adramar (Association pour le développement de la recherche en archéologie maritime), accompagnée du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), a lancé une campagne de prospection et d'expertise sous-marine au large des côtes du Morbihan et d'Ille-et-Vilaine, le 7septembre. Ce programme de cinq semaines s'inscrit dans le cadre du projet «Atlas des biens culturels maritimes de l'Arc Atlantique», imaginé en 2005, par le Drassm. Ce projet est soutenu par la région Bretagne, le ministère de la Culture et les conseils généraux d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.

Un projet très ambitieux

Les douze membres de l'équipe de recherche doivent collecter des données scientifiques provenant de 20sites d'épaves plus ou moins référencées. Plus précisément, ils doivent confirmer les positionnements géographiques des sites, assurer leur expertise archéologique et vérifier leur état de conservation. Ils s'appuient principalement sur les données de chercheurs passionnés. L'idée est de mutualiser et de vérifier toutes ces connaissances afin de réaliser une base de données la plus complète et fiable possible. Elle sera ensuite mise en ligne sur internet courant 2010.

Un système de détection dernier cri

À bord de l'Hermine Bretagne, c'est un matériel de détection dernier cri qui documente les sites et repère les épaves. Ce système évolué permettra de corriger les éventuelles inexactitudes des systèmes plus anciens. Réadapté pour la recherche archéologique sous-marine, ce navire est le seul de l'Arc Atlantique dédié à cette activité. Olivia Hulot, responsable des littoraux Atlantique, Manche et Mer du Nord pour la Drassm, ainsi qu'Alexandre Poudret-Barré, responsable du programme «Atlas» pour l'Adramar, font partie de l'équipe des cinq archéologues sous-marins.

Trois épaves au large de Lorient

Basé à Lorient depuis le 14 septembre, l'équipage a mis le cap sur Saint-Malo (35). Sur le site de Lorient, ils ont visité deux sous-marins allemands au large de Belle-Ile, l'«U171» et l'«UC 71». Ils ont ensuite plongé jusqu'à «l'épave aux meules», un site peu connu. Comme l'explique Olivia Hulot, l'équipe peut être paralysée en cas de mauvaise visibilité due à la houle. Au total, on compterait 10.000 à 15.000épaves potentielles sur les côtes atlantiques. Seulement quelques milliers d'entre elles sont recensées avec précision.

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