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Emploi. Rebondir avec la cellule de reclassement

21 juillet 2009

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En janvier dernier, environ 130 salariés se sont retrouvés sur le carreau, licenciés par la Serf et la Seremap. Une cellule de reclassement a vu le jour. Le point après six mois d'existence.



Comment est née la cellule de reclassement?
Fin 2008-début 2009, la Serf, à Caudan, et la Seremap, à Quéven, ont été placées en liquidation judiciaire. Environ 130salariés se sont retrouvés sans emploi. Nous avons été contactés par l'un des deux chefs d'entreprise qui voulait offrir un service de reclassement à ses salariés, mais la taille de l'entreprise ne permettait pas de monter une cellule. En revanche, en mutualisant les deux entreprises, dont les salariés avaient à peu près les mêmes qualifications, l'État a accepté de financer. La cellule a ouvert le 5janvier pour douze mois.

À mi-parcours, quel bilan tirez-vous?
80 personnes ont adhéré à la cellule. 29 ont trouvé un contrat de travail, que ce soit un CDD, un CDI ou pour des missions en intérim. Compte tenu de la situation, nous sommes satisfaits. Sur les 29 qui ont un contrat de travail, la moitié a trouvé dans le bassin lorientais. Beaucoup d'entreprises disent geler leur recrutement jusqu'à la fin de l'année. Aujourd'hui, le reclassement est difficile, encore bon nombre de salariés n'ont rien trouvé.

Justement, restent 51 personnes qui n'ont pas trouvé de solution...
Tout dépendra de la rentrée. Si les entreprises ont une meilleure visibilité, la situation pourrait se décanter et cela sans même parler de reprise. 20% des entreprises contactées pourraient embaucher rapidement. Ce sont des entreprises qui travaillent dans le bâtiment, l'électricité, dans le secteur automobile, ou pour l'industrie agroalimentaire.

La mobilité géographique est-elle un critère essentiel pour retrouver un emploi?
Le Morbihan n'est pas un département très industrialisé. Ceux qui étaient mobiles ont retrouvé un emploi dans la même branche. Mais ce n'est pas toujours possible et, dans ce cas, il faut envisager une reconversion vers d'autres métiers.

Concrètement, quel service apportez-vous?
Quand avec la personne nous avons identifié un projet, une fourchette de salaire et parlé mobilité, c'est à elle de chercher. Parallèlement, nous sommes en contacts avec des entreprises et nous transmettons les offres. Nous proposons aussi des préparations aux entretiens d'embauche, des ateliers de rédaction de CV et lettres de motivation. Nous nous adaptons à chaque personnalité.

Quel message souhaitez-vous faire passer aux chefs d'entreprises?
Il existe des gens qualifiés, qui ont de l'expérience et qui sont opérationnels tout de suite. Ce serait dommage de perdre ces compétences.

  • Propos recueillis par Laurent Marc
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