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Lorient ville

Écoles. Ça s'est relativement bien passé

4 septembre 2009

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Effectifs quasi stables dans le public comme dans le privé, la rentrée 2009 s'est passée sans heurts. Ce qui ne veut pas dire que les problèmes n'existent pas. ÀMerville, Keroman, Lanveur, Kerentrech, les élus réclament des moyens supplémentaires.

3.760 élèves en 2008, 3.717 cette année, autant dire que les effectifs sont quasi stables dans les écoles maternelles et élémentaires de Lorient. La petite différence enregistrée devrait vite être comblée à en croire la mairie puisqu'hier encore, toute la journée, des parents sont venus inscrire leurs enfants. Du jamais vu. À cela s'ajoutent toujours des inscriptions en cours d'année. Une stabilité des effectifs, donc, qui rassure les élus. Des élus qui réaffirment leur attachement à la scolarisation des enfants de moins de trois ans. Si globalement Norbert Métairie, le maire et Danièle Garnier, l'adjointe à l'éducation, estiment que cette rentrée s'est bien passée, ils pointent forcément du doigt les couacs remarqués dans quelques écoles. «Les mesures prisent par la carte scolaire font que la situation ne s'améliore pas pour les enseignants. Le Morbihan a dû rendre 20 postes. Lorient est forcément touché» relève Norbert Métairie. Tour d'horizon des difficultés rencontrées. Merville élémentaire. Un poste a été supprimé au profit de la maternelle de Merville. Dehuit l'école passe donc à sept classes avec en moyenne 30 à 32enfants. Les élus qui rencontrent cet après-midi l'inspecteur d'académie, Philippe Couturaud, vont lui demander que le poste soit rétabli. «Alors que la rentrée scolaire n'était pas faite, on enlève un poste et on transfère l'enseignant d'une école à l'autre». Une mutation que le professeur des écoles a appris par fax. «Cela pose un problème de méthode» dénonce NorbertMétairie. Lanveur et Keroman élémentaires. Dans les deux cas un poste a été bloqué au moment de dessiner la carte scolaire. Aujourd'hui les élus réclament qu'ils soient débloqués. EnCM1 et CM2 les effectifs avoisinent les 30 élèves par classe (lire par ailleurs). Kermelo élémentaire. L'école n'était pas sur la sellette au moment d'élaborer la carte scolaire, mais les élus qui pourraient craindre une suppression de classe, en appellent à la stabilité. «Des maisons sont en construction dans le quartier, des familles vont donc s'installer. Il'est important que l'inspection d'académie respecte ce statu quo», précise Danièle Garnier. Kerentrech maternelle. «Ils sont plus de 31 enfants par classe et l'école compte quatre classes. Nous réclamons donc une création de poste». Maternelle Jacques-Prévert. Cette école de Bois-du-Château fait partie du réseau «ambition réussite». «Actuellement, on recense 25 élèves par classe mais tous ne sont pas rentrés». La maternelle compte 3,5postes. «On demande un moyen supplémentaire», soit un demi-poste.

Une nouvelle directrice à l'école maternelle

Marie Dubé est la nouvelle directrice de l'école maternelle Kersabiec. Professeur des écoles depuis huit ans, cette Lorientaise de 36ans, mariée et maman de trois enfants, a été en poste dans de nombreuses écoles du secteur (Lorient, Lanester et Pont-Scorff jusqu'à l'année dernière), avant sa nomination à Kersabiec. «C'est une première pour moi», lance-t-elle avec un grand sourire. Anxieuse, la nouvelle directrice? «Non pas vraiment. Surtout plus occupée qu'avant. J'ai travaillé en amont pour mettre en place les plannings, les outils pédagogiques, découvrir les projets d'écoles». La directrice s'occupe également de la classe de moyenne section avec une décharge le lundi. Avec 139élèves inscrits cette année, l'école de Kersabiec compte six classes. «Nous accueillons aussi les gens du voyage. Un effectif changeant qu'on a du mal à prévoir». L'équipe enseignante, exclusivement féminine, compte par ailleurs deux nouvelles enseignantes: Anne Delâge, dont c'est le premier poste cette année, et Sylvie Orveau, auparavant institutrice à Quimperlé.

Leur première rentrée de jeunes parents

Ce matin, avant de partir à l'école, il a demandé à ses parents: «On va chez Mickey?». C'est la première rentrée du petit Louis, bientôt 3 ans. Papa a eu le temps de l'accompagner à l'école maternelle de Nouvelle-Ville avant d'aller travailler. Lucie, la maman, va rester un peu avec son fils. «Il a du mal à lâcher sa tétine», s'inquiète-t-elle. «Ça fait un moment qu'on parle avec lui de l'école, on est passé plusieurs fois devant en voiture pour l'habituer. Mais à chaque fois, il nous répondait: ?Je veux pas aller à l'école?. On appréhende, c'est normal, à la crèche non plus, ce n'était pas facile». Sidwell connaît déjà l'école Nouvelle-Ville. Sa maman, Morwenn, y est institutrice en primaire. Mais cette année, l'enseignante en congé maternité fait sa première rentrée en tant que jeune maman. Le papa, Julien, est là aussi. Tous les deux regardent leur petite, à l'aise comme un poisson dans l'eau dans sa nouvelle classe, déjà affairée autour des jeux. «Je savais que ça allait bien se passer, raconte le jeune père de famille. Et même si ça va lui changer de la nounou, ici, elle ne va pas être perdue». «C'est un soulagement de la voir arriver ici. Le point de départ de sa nouvelle vie d'écolière». Pressés de récupérer leur petit garçon après cette première matinée à l'école maternelle de Kersabiec, ils sont arrivés presque 25 minutes en avance, hier midi. Vanessa, 21 ans, et Mathieu, 25 ans, de Keryado, ont fait leur première rentrée de jeunes parents d'élèves. «Ça s'est bien passé», lancent-ils avec soulagement. Papa et maman n'existaient plus quand Alonzo, 3 ans en novembre, a découvert sa nouvelle école. «Il n'a pas pleuré, ne nous a pas réclamés». C'est surtout le papa qui était inquiet. «J'avais une boule au ventre ce matin. On le récupère le midi pour l'instant mais bientôt, si tout se passe bien, il restera à la cantine». La petite Edanur, 2 ans et demi, avait l'habitude d'accompagner son frère, Emirhan, presque 5 ans, à l'école de Kersabiec. Mais ce matin, pour sa rentrée à elle, ça a été plus compliqué. Refika, la jeune maman de 27 ans, explique: «Elle a beaucoup pleuré, s'est jetée par terre. C'était vraiment le scandale. Il faut dire que c'est la première fois qu'on se sépare. Elle n'a jamais été en crèche». Petite appréhension du coup au moment de la récupérer, à 11h45. Soulagement: la petite écolière accueille sa maman tout sourire. L'institutrice rassure les parents: «Tout s'est très bien passé. Ils sont même étonnés de vous voir arriver si tôt».

Les parents parfois plus émus que les enfants

C'est le cas de le dire, il y a deux écoles: les uns lâchent la main des parents dès les premiers pas dans la cour, pour filer retrouver les copains. Les autres s'y agrippent, comme si leur vie en dépendait. 8h30, hier matin, les 183élèves de l'école élémentaire de Merville arrivent par grappes, dans la cour de l'école. L'image du cartable presque aussi gros que l'enfant semble appartenir au passé. Symptôme d'une école urbaine? Du CP au CM2, la plupart des gosses tirent derrière eux des cartables sur roulettes flambant neufs. À peine le temps pour les enfants - et les parents - de retrouver des têtes connues, qu'il faut jeter un oeil aux listes. Première surprise pour la plupart des enfants et des parents: il n'y a que sept classes. L'inspection académique, qui a constaté «la défection de 28 élèves», a décidé de muter un professeur et, indirectement, de supprimer une classe. Pour certains parents, la pilule passe mal. «Ma fille, qui rentre en CM2, va se retrouver dans une classe de 31 élèves, ce n'est pas l'idéal pour préparer sereinement la 6e», s'inquiète une maman. Des inquiétudes que ne partagent pas forcément les enfants. Eux vivent de petits drames très personnels. Comme cette petite fille qui ne se retrouve pas dans la même classe que sa meilleure copine «de tout l'univers du monde», ou ce petit garçon qui revient en ronchonnant vers son papa et qui, très sérieusement, lui annonce que «cette année, ça risque de ne pas être facile tous les jours», parce qu'il «a la maîtresse la pire de l'école». Les maîtresses, qui ont d'ailleurs toute les peines du monde à emmener les enfants en classe. «Désolé pour les parents, mais maintenant, il faut que nous emmenions les enfants». Ils sont nombreux, à ce moment-là - les parents - à verser une petite larme.

Le déblocage de la classe attendu

«Nous espérons bien récupérer notre septième poste dès lundi!» Patrick Mangematin, directeur de l'école élémentaire de Lanveur, l'a clamé haut et fort, hier, à l'occasion de la visite du maire et de l'adjointe aux affaires scolaires, Danièle Garnier. «Notre prévisionnel était de 165élèves. L'inspection en avait prévu 162. Ce qui nous faisait une moyenne de 27 élèves sur six classes», explique le directeur. Mais, depuis, les choses ont changé et le constat de rentrée fait état de 164élèves inscrits. Soit une moyenne de 27,30 élèves par classe. «Avec seulement six postes, on a réussi à préserver les CP. Pour le reste, les classes sont chargées, surtout en fin de cycle: jusqu'à 31élèves en CM1. On attend que l'inspection d'académie débloque le poste pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions». L'inspection de l'Éducation nationale doit se réunir demain midi (NDLR: aujourd'hui) pour examiner ces nouveaux éléments. «Le conseil des maîtres procédera, le soir même, à une nouvelle répartition des élèves. Nous espérons le déblocage, dès lundi, poursuit M.Mangematin. Je l'ai plus ou moins déjà annoncé aux parents, ce matin. Çaserait inacceptable de rester à six classes, d'autant qu'on peut déjà prévoir au moins 170 élèves à la prochaine rentrée. Lesparents d'élèves, déjà très remontés par la fermeture d'une classe en maternelle, n'accepteraient pas que ce poste reste bloqué».

Laura fait sa rentrée en CM2

Fini les vacances d'été, voici la rentrée des classes. À l'école Sainte-Marie-Pie-X, véritable fourmilière, Laura Le Bert attend sagement l'appel des noms, aux côtés de sa mère, Florence, de sa soeur et de son frère. Âgée de 10ans, elle rentre cette année en CM2, la classe des grands. Mais elle garde les pieds sur terre: «Ça ne change pas grand-chose, c'est juste un an de plus». Le fameux stress de la rentrée, Laura ne semble pas le connaître: «J'avais hâte de retrouver mes copines» confesse-t-elle. «Et puis je vais à cette école depuis la maternelle, je connais bien». Elle serait presque plus inquiète pour son frère et sa soeur, qui font aussi leur rentrée à Pie-X. En plus de son gros cartable sur le dos, un sac rempli de fournitures est posé à ses pieds: «On doit amener le matériel nécessaire pour l'année. Mais c'est dur de tout porter». Elle abandonne un instant ses affaires et court voir la nouvelle cantine. «Ils l'ont réaménagée pour les handicapés. J'y vais souvent, mais je préfère aller au magasin de ma maman le midi, je peux aller me balader». C'est enfin le moment de l'appel. Bonne surprise: elle se retrouve avec trois de ses copines. Petit bilan après la première heure: «Rien n'a changé, ce sont les mêmes règles tous les ans.Sauf les précautions contre la grippe A.J'ai peur de l'attraper». Quand on lui demande ce qu'elle a hâte de faire, elle n'hésite pas une seconde: «Du sport! Je fais déjà du tennis et de la danse et je suis contente de faire de la voile avec l'école. De reprendre l'anglais aussi, on peut s'exprimer normalement, colorier. Par contre, je n'ai pas envie de faire de l'histoire-géo». Mais elle a eu le mérite d'étudier cet été avec un cahier de vacances. On lui souhaite en tout cas une bonne année.

Les parents accueillis

Les parents des 233 élèves de l'école primaire et maternelle Sainte-Thérèse de Keryado étaient invités, mardi, à 18 h, à venir faire connaissance des locaux et de l'équipe enseignante, dirigée cette année par une nouvelle directrice, Maryannick Lejeune-LeMoal. Cette jeune directrice arrive de Gestel, où elle était directrice de l'école Notre-Dame-des-Fleurs.
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