4 juillet 2009
À l'école de Lanveur, les parents ont décidé de ne pas prendre de vacances. Ils restent mobilisés pour obtenir, à la rentrée prochaine, le maintien de la quatrième classe.
Jeudi soir, dans la cour de l'école de Lanveur cela aurait dû être la fête. Hélas, la fermeture de la quatrième, à la rentrée prochaine était dans toutes les têtes et est venue assombrir ce début de vacances.
Incohérence
«Depuis plusieurs mois, de multiples actions ont été menées pour interpeller les pouvoirs publics et leur demander le maintien de la quatrième classe. En vain» regrettent les parents d'élèves qui accusent l'inspection d'académie d'incohérence. «L'inspecteur d'académie indique que la situation sera revue à la rentrée afin d'ajuster si nécessaire les moyens et dans le même temps, il demande à la directrice de l'école de respecter la limite de 90 enfants inscrits. Dès lors, quel intérêt y aura-t-il à réévaluer les moyens?». Et les parents d'ajouter: «Si les compteurs sont artificiellement arrêtés - pas d'inscription supplémentaire possible - nous ne serons pas en situation de défendre la réouverture de la quatrième classe, quoi qu'il arrive». «Avant, le terme de carte scolaire désignait l'ensemble des règles républicaines régissant l'accès à l'école. Un nouvel usage s'impose: la capacité d'accueil atteinte, les enfants qui arrivent par la suite se voient proposer une place dans l'école voisine, à condition qu'il y reste de la place. Sinon, ils sont invités à aller voir plus loin». En d'autres termes, les parents «exigent que tous les enfants dont les familles veulent la scolarisation à l'école maternelle de Lanveur - qu'ils aient deux ans ou plus - soient accueillis, suivant les engagements du ministre, dans des conditions compatibles avec un enseignement de qualité».
Des soutiens
Dans leur combat, les parents d'élèves ont reçu le soutien de Danielle Garnier, adjointe au maire, chargée des affaires scolaires qui a indiqué que les inscriptions seraient prises en compte tout l'été. «Et que les enfants seraient scolarisés dans l'école du périmètre dont ils dépendent». Jacques Brillet, responsable duSNUIPP, estime pour sa partque ce qui se passe est illégal. «Il ne peut y avoir d'admission d'office dans une autre écoleque celle du périmètre scolaire».
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