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DCNS. «Si nous sommes compétitifs nous pourrons augmenter les effectifs»

19 septembre 2009

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Pascal Le Roy est le nouveau directeur de DCNS. Il retrouve un site lorientais conforté par un plan de charge bien garni. D'ailleurs, iln'exclut pas d'accroître leseffectifs.

Il avait quitté Lorient en 2005, quatre ans plus tard il retrouve un site lorientais qui a bien changé. Pascal Le Roy, le nouveau directeur de DCNS, depuis le 1erseptembre, mesure le chemin parcouru sous l'impulsion de Georges Thiéry, son prédécesseur. «Beaucoup d'investissements ont été réalisés pour moderniser l'outil industriel». Programme Fremm (Frégates multimissions) oblige. Un programme qui assure le plan de charge du site lorientais pour les dix années à venir. De quoi forcément rassurer le nouveau directeur. «Cela fait longtemps qu'il n'y a pas eu à Lorient l'opportunité de fabriquer une vraie série. Désormais, nous avons un gros travail de compétitivité à faire». Passage obligé si DCNS veut vendre d'autres bateaux. Car, comme le souligne Pascal Le Roy, l'entreprise ne peut pas se contenter de fabriquer un seul produit. «Nous avons vocation à élargir notre gamme, de la corvette à la frégate. Le site est capable de réaliser en même temps deux frégates et une corvette».

Hervé Morin à Lorient


Pour l'instant, seule la Fremm nº1, baptisée Aquitaine, qui doit être livrée en 2012, et celle pour le Maroc sont en cours de construction. Le 8octobre, le ministre de la Défense, Hervé Morin, assistera à la découpe de la première tôle de la seconde Fremm construite pour la marine française. Comme pour les deux premières frégates, les sites de Brest et Cherbourg seront associés au chantier.


Pas de rapprochement avec Saint-Nazaire

Doucement donc, le plan de charge monte en puissance. Alors, face aux critiques des syndicats qui s'inquiètent pour la sous-traitance, Pascal Le Roy concède «qu'il n'y a pas de tabou à ce sujet». «Si nous avons de l'activité et que nous sommes compétitifs, nous pourrons augmenter les effectifs et, bien entendu, nous nous appuierons sur les sous-traitants. L'objectif, c'est de les aider, sans pour autant qu'ils soient dépendants de nous à 100%. Celaveut dire que l'on peut mettre à leur disposition des moyens. Mais notre priorité, c'est bien entendu notre activité». Quant à une collaboration avec Saint-Nazaire, Pascal Le Roy sourit: «il n'y a pas encore de rapprochementprévu». Enfin,pour l'instant.

  • Laurent Marc
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