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Lorient ville

Consommation. Le collectif veut une agriculture proche

6 juillet 2009

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Le Collectif pour la souveraineté alimentaire veut sensibiliser le consommateur et les pouvoirs publics pour une agriculture plus juste et plus locale. Il organisait sa première action sur le marché de Merville, samedi.

«Que fait l'oeillet d'Inde au jardin? Attention! Trois propositions...», interrogeait un quatuor de clowns sur le marché de Merville, samedi matin. Ces joyeux militants tentaient d'interpeller les chalands avec le «Jeux des mille heureux», parodie écolo du célèbre jeu radiophonique. Ambiance ludique mais didactique pour la première action publique du Collectif pour la souveraineté alimentaire. Née au mois de mai, la jeune pousse militante appelle au changement dans la consommation et la production alimentaire.

«Planifier la famine»

Le collectif rassemble une quinzaine de militants des associations telles que Terre de Liens, les Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne), Attac, le Gab ou encore Ingalan Cohérence. «Le système que la Pac (Politique agricole commune) continue à promouvoir, favorise la planification de la famine», déclare Samuel Martin l'un des membres. Selon le collectif, la Pac appauvrit les terres mais aussi les hommes. «On assiste à la spéculation sur des stocks énormes de produits agricoles et dans le même temps une baisse des prix pour les producteurs».

Relocaliser l'agriculture

Fort de ce constat, le collectif pour la souveraineté alimentaire en appelle aux consommateurs et aux pouvoirs publics. «Nous voulons agir au niveau local pour peser au niveau global». Les militants s'engagent pour promouvoir les circuits courts. «Il faut relocaliser l'agriculture». Parmi les dispositifs, le collectif s'appuie sur l'expérience des Amap. Un système associatif où le consommateur achète directement au producteur. Dans le pays de Lorient, deux Amap existent déjà et trois sont en gestation. «La difficulté est de trouver des terres pour l'installation d'exploitants qui s'engagent dans ce système», constate Samuel Martin. Le collectif souhaite donc que les pouvoirs publics soutiennent ces installations. Et l'oeillet d'Inde, alors? Au jardin, il permet de lutter contre les insectes. Une alternative écologique aux phytosanitaires.

  • Frédéric Lorenzon
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