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Activités du littoral. Trouver le bon équilibre

7 octobre 2009

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Le littoral est le carrefour d'une grande diversité d'activités. Il a désormais un salon: le Salon européen du littoral, qui se tient jusqu'à jeudi au parc des expositions de Lanester.

Conflits d'usages, pression de l'urbanisation, nécessité de préserver la biodiversité des espaces naturels, les côtes sont devenues un enjeu où se croisent beaucoup d'intérêts. Elles sont sous la haute surveillance de deux organismes publics: l'IGN, Institut géographique national et le Shom, le Service hydrographique et océanographique de la Marine, qui passent à la loupe le trait de côte.

Comment se porte le littoral français en terme d'érosion?
Alain Eyssidieux, directeur interrégional de l'IGN: On ne sait pas. Nous n'avons pas de moyens suffisamment fiables pour mesurer l'évolution en terme d'érosion. La situation est très différente d'un littoral à l'autre.

Et en terme de développement économique?
En terme de développement économique, l'enjeu, c'est la connaissance des côtes. Il faut conserver et préserver les zones naturelles et permettre la cohabitation harmonieuse des activités. En France, la tradition est de partager les différents usages des côtes: la pêche, le commerce, le nautisme, le tourisme. Le littoral est un bien public. Parfois, ces activités se heurtent. Dans d'autres pays, les zones sont séparées en mono-activité. En Angleterre, par exemple. En France, le tourisme prend beaucoup de place, mais s'accommode d'autres activités, comme la pêche ou l'aquaculture. Il faut organiser cette polyvalence. Et inventer un nouveau mode de gestion des espaces littoraux.

C'est ce que vous appelez la gestion intégrée?
Oui. On met autour d'une table tous les acteurs du développement économique. Pour que les solutions des uns ne soient pas les problèmes des autres. Par exemple, la qualité des eaux littorales dont dépend beaucoup l'activité touristique et qui dépend de ce qui se passe à terre. Il faut que les décisions soient prises en commun.

Avez-vous des outils pour cela? Dominique Bresson, chargé des relations institutionnelles du Shom: C'est là que nous intervenons. Sur la connaissance de la zone entre la terre et la mer. Nous effectuons des relevés sur tout le littoral, tous les mètres sur terre, tous les 5 mètres en mer. On connaît la profondeur, le relief, les courants... Cela permet de faire des simulations. Par exemple, en cas de marée noire, on sait où se trouvent les courants. On peut prédire l'évolution.

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