4 mars 2009
La France doit-elle renforcer le dispositif guerrier de l'Otan en Afghanistan? La France doit-elle réintégrer totalement l'Otan et, de ce fait, s'aligner sur la politique des Etats-Unis? Arielle Denis, coprésidente du Mouvement de la paix et coordinatrice du Collectif Otan-Afghanistan pour la France, a voulu répondre à ces deux questions, lun
di, salle du Vallon boisé. Lundi soir, au Vallon boisé, la coprésidente du Mouvement de la paix et coordinatrice du Collectif Otan-Afghanistan pour la France, Arielle Denis, a montré «le danger de voir l'Onu reléguée au second plan», l'Otan ayant décidé d'annoncer, lors du sommet des 60 ans, l'élargissement de l'Alliance (le Japon et l'Australie se sont déjà montrés intéressés).
Une concurrence Otan-Onu dangereuse
Elle a affirmé qu'«une telle concurrence Otan-Onu semble dangereuse, du fait de la transformation de l'Otan en machine de guerre, qui légalise les frappes préventives, utilise le mensonge pour parvenir à ses fins (guerre d'Irak) et souhaite intervenir désormais loin de l'Europe, ce qui l'éloigne encore plus de sa fonction première». Et de poursuivre : «Annuellement, l'Otan utilise 70% de ses 1.339milliards de dollars en dépenses d'armement dans le monde, contre seulement 103 pour le développement. L'Onu a été créée dans un but de paix, afin de régler les conflits par le dialogue plutôt que par la force. Aussi, nous voulons peser sur cette réflexion et exiger, pour l'Europe, une politique étrangère indépendante, originale basée sur la défense du droit international, la coopération égalitaire entre les pays».
La France et l'Otan
Quant au retour de la France dans le commandement de l'Otan, celle-ci «est contestée, affirme Arielle Denis, jusque dans les rangs de la majorité présidentielle, parce qu'elle entraînera un affaiblissement de l'indépendance de la France et de l'Europe et de la capacité de la France à jouer un rôle autonome sur la scène internationale. À quelques mois des élections européennes, nous souhaitons une Europe pacifique et solidaire, indépendante d'un «bloc des puissants». Nous restons vigilants par rapport à la crise, où les tensions risquent de s'aviver et nous poussons au désarmement et à la réduction des dépenses militaires, afin de construire de nouvelles solidarités», a ajouté la conférencière. Le Mouvement de la paix lance une pétition pour un référendum concernant cette réintégration, le débat parlementaire n'ayant pas lieu, ce qui semble un déni de démocratie.
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