19 septembre 2009
Michel Rolland, adjoint à l'urbanisme et au développement économique, adémissionné de ses fonctions pour raisons personnelles. Désormais installé dans le Finistère, il fait un point sur plus de huit ans de mandat.
Après plus de huit années de mandat municipal, dont un an et demi comme adjoint, comment voyez-vous la ville?
Financièrement, la ville d'Hennebont est pauvre. Elle ne possède aucune marge de manoeuvre pour réaliser d'autres projets que ceux voulus par la population. Les élus ne peuvent pas se faire plaisir et les choix sont toujours très difficiles à faire. Hennebont a un handicap. Elle se trouve à l'est de l'agglomération et souffre de disparité par rapport aux villes centres que sont Lorient et Lanester. Or, Hennebont est aussi une ville centre qui porte des charges importantes, notamment en mettant ses équipements aux services des voisins. Le périmètre des communes n'est pas une bonne échelle de travail. Comme toutes les villes pauvres, Hennebont doit trouver partout des moyens de financement. Leséconomies d'énergie sont nécessaires. Il faudra aussi profiter des départs à la retraite dans le personnel communal pour faire des choix politiques de nouveaux services à la population. Les critères de réflexion d'autrefois ne sont plus pertinents.
La création de la ZAC centre est-elle essentielle au développement de la ville?
La ZAC centre est aujourd'hui une épine pour la ville, mais aussi un atout. Hennebont est une commune qui plaît. Le prix élevé de l'immobilier le confirme. C'estpourquoi nous devons agir fortement pour développer le logement social. La ZAC a l'avantage de ne pas dévorer d'espace naturel, de faire des économies de réseaux, de voirie et permet de densifier le centre-ville...
Et les zones commerciales?
Hennebont est un peu gênée par le Scot (schéma de cohérence territoriale). Certains terrains pourraient accueillir de nouveaux commerces, mais ils ne sont pas fléchés pour ces activités. Il nous manque des terrains. Ondoit en acquérir, mais le dossier reste bloqué par les propriétaires. Quoiqu'il arrive, la ville jouera de son droit de préemption pour ces parcelles proches du Parco.
Comment jugez-vous le fonctionnement municipal?
Je pensais, lorsque je suis passé de l'opposition à la majorité, que ce fonctionnement aurait été plus difficile. Quatre formations politiques avec des sensibilités différentes, ce n'est pas évident. Globalement, le fonctionnement entre lesadjoints et les conseillers délégués est plutôt bon. Chacun a le souci de partager ses informations et ses réflexions. Avant d'élaborer le budget, nous avons rencontré l'ensemble du personnel. Ce qui est intéressant, c'est que tous sont demandeurs de développement durable et de services moins chers. Je pense cependant que nous n'avons pas fait assez en matière d'information du public. Nous sommes une équipe neuve et il a fallu un temps d'adaptation. Nous n'avons pas mis les outils d'information rapide, souple et directe en place. Il faut faciliter le dialogue avec la population. La création de zones piétonnières au centre-ville, le départ de l'hôpital, ces grands projets nécessitent débat. Il faut que tout le monde puisse en débattre. J'ai un regret: ne pas avoir réussi à obtenir que la future centrale électrique photovoltaïque bretonne soit implantée à Hennebont.
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