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Ecoles privées. Débat autour des aides publiques

7 mai 2009

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Le débat sur le financement des écoles maternelles et élémentaires privées revient sur le tapis ce soir au conseil municipal. Le groupe d'Alain Guichard (Franchement à gauche) s'abstiendra ou votera contre.

L'an dernier, la question avait fait débat au conseil municipal. Ce soir, ce devrait être encore le cas. La participation financière de la commune au fonctionnement des écoles privées est à l'ordre du jour et si les attaques ne viendront pas de la droite, c'est le communiste Alain Guichard qui devrait monter au créneau. De quoi s'agit-il exactement ? La loi impose aux villes de financer les écoles privées quand elles ont signé un contrat d'association. C'est le cas pour les écoles élémentaires Saint-Joseph du Plessis et Notre-Dame Auxiliatrice. Or, depuis 2007, une circulaire impose que le forfait versé par élève inscrit dans le privé soit calculé sur le coût de revient d'un enfant scolarisé dans le public.

423 EUR par élève en élémentaire

Concrètement, avant, la ville versait 349 EUR par enfant, cette année ce sera 423 EUR. Dans la majorité, on explique que ce n'est pas une décision de la ville, mais la stricte application de la loi. Alain Guichard dénonce un système pervers puisque le mode de calcul du coût de revient d'un élève du public intègre l'entretien des bâtiments et des aires de récréation. En clair, plus une commune dépense de l'argent pour ses écoles publiques, plus le privé en bénéficie.

Les maternelles aussi

Mais ce qui gêne encore plus l'élu communiste, c'est que la ville subventionne les écoles maternelles privées qui, elles, ne sont pas sous contrat d'association. C'est donc une initiative de la municipalité. Une initiative qui remonte à 1991. À l'époque, le maire, Jean Maurice, avait décidé de verser une subvention uniquement aux dernières sections de maternelle. En 2001, elle a été étendue à l'ensemble des maternelles privées. Cette année, le montant de la somme allouée n'évoluera pas, il sera de 349 EUR. Au total, ce sont 598 enfants inscrits dans le privé qui bénéficient de ces mesures. Ils représentent 24,4% des petits Lanestériens (ils sont 1.847 dans le public). Pour Alain Guichard, cette décision ne se justifie pas car «elle n'est pas obligatoire. Surtout, il y a assez d'écoles maternelles publiques pour accueillir tous les enfants». Finalement, au mieux son groupe s'abstiendra, sinon il votera contre. Ce qui n'est pas le cas d'Yvonneck Couturier qui suivra la majorité. Pour l'élu de droite, financer les maternelles privées n'est pas une hérésie. «L'éducation nationale ne peut pas absorber tous les élèves».

  • Laurent Marc
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