Aide personnalisée. 25 % des écoliers concernés
Depuis fin septembre, les établissements scolaires de la commune ont mis en place l'aide personnalisée aux enfants. Elle touche actuellement, selon les écoles, de 15 à 27 % des enfants scolarisés.
L'inspectrice de circonscription, Claude Quintric, a laissé le temps aux enseignants de mettre en place cette aide personnalisée.
Les premiers établissements l'ont démarrée fin septembre, d'autres juste après la Toussaint, permettant à chacun de repérer les enfants en difficulté.
À l'école Joliot-Curie, où s'est rendue Mme Quintric, lundi soir, 22 % des élèves ont été jugés par les enseignants étant en difficulté et relevant donc du dispositif.
« La difficulté n'est pas plus importante ici qu'ailleurs, mais nous avons de nombreux enfants venant de l'étranger dont des primo arrivants », tient à préciser Jacques Le Houëdec, le directeur de l'école.
Deux heures de soutien
Ces mêmes élèves en difficulté étaient, les années passées, pris en charge par leur enseignant mais au sein de la classe, par une prise en charge individualisée au sein du groupe.
« Aujourd'hui, le soutien permet d'aller, sans frustration, plus loin que le permet le cadre de la classe, sans se poser la question des autres », souligne Mme Quintric.
Les deux heures de soutien que doivent effectuer les enseignants d'élémentaire et de maternelle ont lieu dans les écoles, à l'heure du midi ou après la classe. « J'aurais préféré le mercredi car, sur la journée, c'est lourd pour l'enfant », dit M. Le Houëdec.
Relation privilégiée
Côté satisfaction, elle est partagée, surtout du point de vue des enseignants qui craignent la suppression des Rased (Réseau d'aide spécialisée). Mais selon l'inspectrice, « on ne nie pas le besoin de personnel spécialisé. C'est en conseil de cycle où le choix est fait d'orienter un enfant vers le soutien ou le Rased ».
D'autres enseignants se disent contents de cette nouvelle méthode de travail. L'enfant, lui, se sent valorisé, se réconcilie avec la scolarité et bénéficie d'une relation privilégiée avec son instituteur.