24 mars 2011 - 1 réactions
Même si sa famille est apparentée à celle du rocher de Monaco, Constance de Polignac n'est pas une habituée des colonnes de Points de vue et Images du monde. Sa vie est bien plus discrète. Et sa rencontre, il y a quelques années, avec Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et écrivain, a achevé de la convaincre que «pour affronter les épreuves de la vie, il faut un lien fort avec la nature». Depuis, l'aristo au cachemire et le vieil homme aux sandales tirent des plans sur notre planète. Et Constance de Polignac s'est décidée à mettre en application la philosophie de PierreRabhi dans sa gestion des deux fondations familiales. Notamment au domaine de Kerbastic à Guidel où la Fondation de Ker-Jean organise chaque été un festival de musique classique.
64 hectares de légumes et de céréales
À côté du mécénat culturel, Constance de Polignac a choisi de mener une gestion des terres familiales «respectueuse de l'environnement». La conversion à l'agriculture bio des 150 hectares a commencé en 2009. La certification est pour cette année. Géré en société agricole d'exploitation, le domaine compte aujourd'hui de vastes espaces forestiers, 62 hectares de grande culture (céréales et légumes plein champ), ainsi que deux hectares de maraîchage. Les céréales sont cédées à des éleveurs de poules pondeuses bio. Les légumes sont vendus sous forme de paniers aux particuliers. Ils sont aussi proposés à la table de l'hôtel-restaurant haut de gamme hébergé dans le château. Cet établissement commercial reçoit des hommes d'affaires dans un cadre qui vise à les sensibiliser au concept «art, nature et santé» cher à Constance de Polignac.
Des projets «exemplaires»
Les terres du domaine sont travaillées par les salariés d'un établissement d'aide par le travail(Esat Armor-Argoat) et par une entreprise de travaux agricoles. Au total, près de 25 emplois sont liés aux diverses activités de Kerbastic. Toujours à Kerbastic, plusieurs projets sont en train de prendre forme. En lien avec l'Université de Bretagne-sud et notamment le laboratoire LimatB qui planche sur les matériaux composites à base de végétaux, la création d'une filière du chanvre est en passe de se concrétiser. Un éco-village, avec des maraîchers bio, un paysan-boulanger bio, un éleveur de chèvres... pourrait bientôt voir le jour dans le village de Brangollo qui dépend du domaine. Certaines bâtisses seront rénovées, d'autres seront à construire en s'inspirant du village créé par Pierre Rabhi dans l'Ardèche. «Tout devra être exemplaire», affirme Constance de Polignac qui, même quand elle enfile ses bottes en caoutchouc, n'a pas renoncé à se faire appeler «princesseConstance».

23 mai 2012

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