21 mai 2009
Les hébergements touristiques devront être plus accessibles. La loi sur le handicap le prévoit pour 2015. Certains hôteliers et campings sont déjà aux normes. Ils reconnaissent les bénéfices des aménagements.
A l'heure où la région organise son troisième challenge accessibilité et tourisme en Bretagne, une aide pour les hôtels et les campings a été voté. Un coup de pouce pour développer tous les aménagements qui permettent aux personnes handicapées de passer des vacances comme les valides. Des équipements qui sont prévus dans la loi sur le handicap de 2005 et qui doivent être installés pour 2015.
Ils ont intégré le handicap
Depuis 2006, le Pays les Portes de Cornouaille a lancé des audits sur l'accessibilité. En Sud Cornouaille seuls deux campings et un hôtel ont été «testés». À Clohars-Carnoët, Jacqueline et Roland Cutulic gèrent le camping Croas An Ter qui compte 90emplacements. «En 2006, nous avons refait les sanitaires. Nous étions obligés d'adapter l'une des cabines pour les personnes à mobilité réduite. Aujourd'hui, elle est très utilisée», constate Jacqueline. Les clients âgés ou dépendants apprécient l'équipement (siège de douche, sol antidérapant) et une cabine plus spacieuse. Une obligation réglementaire qui finalement s'avère plutôt bénéfique. «Nous avons eu un client hollandais l'été dernier qui a visité deux fois avant de venir avec sa femme en fauteuil. Elle était très satisfaite», ajoute Jacqueline. Même démarche à l'hôtel Le Vintage, dans le centre de Quimperlé. Jérôme Cariou et sa femme qui tiennent ce trois-étoiles ouvert en 2001, ont aménagé une chambre. «Le surcoût atteint 15.000 EUR. Nous avons été obligés de faire une douche de plain-pied et la pièce est plus vaste pour permettre le passage d'un fauteuil. C'était une obligation mais nous l'avons comprise. Nous avons même mis un accent particulier sur la décoration de cette chambre».
Pas d'étiquette handicap
Si les deux propriétaires sont favorables à l'accueil des handicapés, obtenir le label tourisme et handicap n'est pas forcément un objectif. «Les personnes handicapées n'ont pas envie de se retrouver dans une structure trop spécialisée. Pendant, les vacances elles veulent voir autre chose», pense Jacqueline qui trouve le label parfois un peu trop exigeant. Pour Jérôme Cariou, il est nécessaire d'offrir un service spécifique mais dans un souci d'intégration...et de discrétion.
Douarnenez ville. Tourisme. Douarnenez avec ou sans soleil
Alzheimer. Le centre d'accueil de Querrien en chantier
Arbres remarquables. Un patrimoine à part entière
La Ville réfléchit au moyen de les protéger
«Tout compte fait » habille les enfants jusqu'à 12 ans
Sur votre agenda
Infos services
Aujourd'hui
Régionales. N. Morvan A. Maréchal, F. Breton candidats
Le coin des expos
A savoir
Si on sortait
Aujourd'hui