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Quimperlé

Roses. La Kerfany sera commercialisée en 2010

14 septembre 2009

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Les jardiniers l'affirment, «la rose est la reine des fleurs». Vendredi soir, Michel Rose, directeur du Domaine de Beg-Porz, à Moëlan-sur-Mer, a eu le plaisir d'héberger un bien sympathique moment: le baptême d'une rose créée en 2003 par Pierre Reuter de la commune (trois fleurs) de Saint-Georges-d'Espéranche (Isère). Cette rose, dont quelques spécimens ont été présentés à la soixantaine de personnes présentes, s'appelle désormais «Kerfany». C'est un aboutissement pour le créateur, qui associe à son oeuvre son fils et son neveu.

Isabelle Rose la marraine moëlanaise

Les deux marraines, Danielle, de l'Isère et Isabelle Rose, de Moëlan, ont enlevé le voile laissant apparaître des rosiers bien charpentés et touffus, parsemés de boutons et comportant quelques fleurs aux pétales serrés. «C'est sa troisième floraison depuis le mois de mai», s'excuse le créateur. Une rose de couleur rose soutenu au feuillage d'un vert tendre, qui a fait l'unanimité. Les deux premières floraisons ont été abondantes et cette dernière de l'année est encore prometteuse. Sa commercialisation se fera à l'automne 2010 en quantité limitée. Le Domaine de Beg-Porz et la commune de Moëlan-sur-Mer ont d'ores et déjà réservé quelques exemplaires et que les jardiniers s'en souviennent, «surtout, n'arrosez pas les feuilles».

Des similitudes entre le passé et le présent

Nicolas Morvan, le maire de la commune, n'a pas manqué de souligner les étranges similitudes entre le passé de Kerfany et le présent. Le Domaine de Beg-Porz appartient à la Mutualité sociale agricole des Alpes-du-Nord, Pierre Reuter y est administrateur. Cet établissement a été créé afin de soigner les Isérois en manque d'iode. Paradoxalement, le nom de Kerfany viendrait d'une dénommée Fanny Rives, grande amie et conseillère de la riche comtesse Marthe Rosine Suchet d'Albufera (dont le père était officier de l'empereur Napoléon Bonaparte). Cette dernière financera, vers 1890, la construction d'un sanatorium diligenté par l'abbé Stanislas Rosenberg... L'histoire ne sera pas idyllique, l'abbé Rosenberg, auteur de diverses escroqueries, sera condamné et le domaine vendu vers 1900, à Yves Salin, dont des descendants vivent aujourd'hui à Moëlan-sur-Mer.

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