12 juin 2009
Menacés de licenciement, les salariés de la papeterie de Malaucène ont manifesté hier. Après avoir menacé de bloquer la cinquième étape du critérium du Dauphiné Libéré, ils menacent désormais de bloquer le Tour de France lors de son passage au Ventoux.
Un appel au calme et au respect mutuel
Dans un communiqué, la direction des Papeteries de Malaucène revient sur les réunions qui se sont tenues à Malaucène mercredi en présence, notamment, de Michel Fievez, président Europe du groupe Schweitzer-Mauduit (SWM). Cette réunion «avait pour objectif de renouer le dialogue». Et la direction de préciser que «Jean-Yves Klein, le directeur financier de SWM, était venu spécifiquement pour expliquer la décision du groupe et démontrer factuellement que le projet de cessation des activités du site de Malaucène n'était pas prémédité mais la résultante d'une situation économique fortement dégradée». À l'issue des réunions «les membres du comité de direction ont été retenus sur le site où ils ont passé la nuit et la journée du 10juin». Quant à Michel Fievez, il déclare «comprendre les inquiétudes des salariés mais il est essentiel que les discussions se déroulent dans le calme et le respect mutuel».
Des salariés remontés
Contacté hier, Stéphane Le Roux, délégué CGT aux papeteries de Mauduit a de nouveau exprimé sa solidarité avec les salariés de Malaucène. La papeterie de Malaucène appartient en effet au groupe américain Schweitzer-Mauduit. Le 24avril dernier, les salariés de l'usine quimperloise avaient débrayé pour manifester leur soutien. Aujourd'hui, «on appuie les actions et on soutient leurs positions pour contester le motif économique et la fermeture du site qui n'est pas justifié». Pour mémoire, le site de Malaucène doit cesser son activité en septembre. Ce qui devrait se traduire par 211 licenciements. Une fermeture qui devrait avoir des conséquences pour le site quimperlois qui craint un nouveau plan social. «Nous sommes attentifs». Le délégué CGT craint cependant que la situation quimperloise ne prenne la même tournure qu'à Malaucène. «L'ensemble des salariés est mécontent. Avec cette direction, on va dans un mur. Les salariés sont extrêmement remontés, ils n'y croient plus». Un sentiment qui, selon lui, pourrait être porteur d'action.