22 septembre 2009
Hier après-midi, les représentants syndicaux des papeteries de Mauduit ont été reçus par les élus locaux. Ces derniers estiment que la direction n'est pas conciliante.
Les élus locaux ont reçu pendant deux heures les représentants syndicaux de PDM, hier, à la Cocopaq. Le rendez-vous de mercredi dernier avait été repoussé en raison des négociations au sein de l'entreprise, qui souhaite supprimer 106 postes. C'est hier que les élus se sont aperçus que «la direction joue la montre pour durcir le climat social», selon Nicolas Morvan, président de la communauté de communes. Une politique qui ne leur était pas apparue le 11septembre dernier lorsqu'ils avaient rencontré la direction. «C'est quelque chose de manifeste et que nous regrettons. Personne n'a à gagner dans ce cadre-là». «La question est de savoir si une entreprise doit chercher à faire du bénéfice à tout prix ou utiliser aussi les atouts locaux», résume Alain Pennec, maire de Quimperlé, par allusion au savoir-faire des employés et à la qualité de l'environnement.
Un «pouvoir d'interpellation»
Les élus souhaitent user de leur «pouvoir d'interpellation» et prendre contact avec le préfet et le ministère de l'industrie. Déjà pour voir dans quelles conditions se réglerait la question des départs en préretraite (si possible à la charge de l'entreprise). Ensuite pour que l'État trouve le moyen de peser sur le groupe afin qu'il produise, dans les années à venir, à Quimperlé plutôt que dans l'est de l'Europe, le papier Tip. Ce papier auto extinguible (qui s'éteint tout seul si une cigarette tombe dans un appartement, par exemple) dont on dit qu'il représente l'avenir. Et dont la préparation nécessiterait de la main-d'oeuvre. Une production qui s'ajouterait à celle du papier classique, espèrent les syndicats et élus locaux.
Un plan à 10MEUR
Par ailleurs, les élus n'entendent pas entrer dans la négociation avec la direction sur le plan de revitalisation, qui allouerait une somme proportionnelle au nombre de licenciements. «Ce serait valider le nombre d'emplois supprimés», explique Nicolas Morvan. Mieux vaut, selon eux, attendre l'issue des négociations entre direction et syndicats pour voir combien il y aurait de licenciements parmi les 106 suppressions de postes, et combien de départs en préretraite. Mais les discussions à ce sujet n'ayant pas abouti la semaine dernière, les syndicats ont boycotté les premières étapes du plan social. La direction peut leur en tenir rigueur ou apaiser la situation. De ce choix dépendra en bonne partie l'issue du conflit. Les syndicats souhaitent amoindrir le nombre de licenciements et revoir la répartition de l'enveloppe de 10MEUR prévue pour le plan social. «Il reste une place pour une évolution négociée», estime Alain Pennec.
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