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Quimperlé

Papeteries. Les élus: «Priorité à la négociation»

12 septembre 2009

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Après l'annonce de 106 suppressions d'emploi aux PDM, les élus montent au créneau. Ils ont rencontré les dirigeants de l'entreprise hier pour en savoir plus sur les intentions du groupe.

C'est à la demande de NicolasMorvan, président de la Cocopaq, que cette rencontre a eu lieu hier après-midi. Logique, puisque la communauté de communes détient la compétence en matière de développement économique. Avaient également été invités à cette réunion, qui s'est tenue dans les murs de la pépinière d'entreprises, à Kervidanou, le conseiller général Mickaël Quernez, le maire de Quimperlé Alain Pennec, le vice-président de la Cocopaq André Fraval et l'animatrice pour les mutations économiques Dominique Pennec.

Les pré-retraites en premier

Le conseiller régional Éric LeBour et le député Gilbert LeBris s'étaient fait excuser. En face d'eux, trois dirigeants de l'entreprise: Michel Fievez, Jean-Marc Ariganello et Jean-Yves Klein. «Notre message était très clair», dit Nicolas Morvan. «Il faut tout faire pour atténuer l'impact social et humain de cette décision. Pas question d'évoquer une revitalisation du bassin d'emploi tant que les discussions avec les syndicats n'ont pas abouti. Priorité aux salariés». Les élus, comme les syndicats, mettent d'abord l'accent sur la possibilité de départs en pré-retraite. Et ils espèrent que l'État via le FNE, le Fonds national pour l'emploi, et le groupe industriel, via des retraites maison, feront preuve de bonne volonté à ce sujet, comme en2006. Nicolas Morvan rappelle que des discussions à ce sujet ont débuté au sein de l'entreprise depuis déjà quelques mois, dans le cadre de la GPEC, la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. D'Alain Pennec à Mickaël Quernez, tous ont adopté hier la même position, tandis qu'en face, les dirigeants sont restés très discrets sur leurs intentions pour ne pas risquer un délit d'entrave. Les élus ont reconnu à cette occasion que le marché des cigarettes, du moins en Europe, n'était pas au beau fixe. Mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire: les services de l'État devaient être contactés dès hier après-midi, et les élus en question espèrent rencontrer les délégués syndicaux mercredi prochain.

  • Jean-Jacques Baudet
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