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Quimperlé

Europe. Elles la vivent au quotidien

27 mai 2009

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Plusieurs jeunes étrangers passent l'année scolaire dans la région. Nous avons fait se rencontrer, hier, une Allemande et une Autrichienne. Elles se sont parlé en français, spontanément. Une illustration de ce que peut être l'Europe.

«Ce qui m'a surpris, c'est qu'on mange moins de baguettes ici que chez moi!» Les clichés ont la peau dure et Johanna Freistühler, 17 ans, s'en est vite aperçue en arrivant en France, fin août. «On mange deux fois du chaud par jour. Avant, je n'étais pas fan de fromage, de fruits de mer, de poisson. En fait, c'est bon! Il a fallu se caler sur les heures de repas, aussi».

Ces mots si français

Tout cela, c'est une façon de voir cette expérience par le petit bout de la lorgnette. Un mot qui pourrait plaire à Johanna. «J'ai appris des expressions que j'aime bien. Dans un livre de 1.000 pages, il y avait «prendre la poudre d'escampette». J'ai trouvé ça joli, j'ai demandé ce que ça voulait dire. «Saperlipopette», aussi, j'ai trouvé ça drôle». Des consonnances très françaises, ilest vrai. Après quatre ans de français à l'école, Johanna a quitté Gelsenkirchen, dans la Ruhr, pour Quimperlé, par le biais de l'association YFU (Youth for understanding). «C'est une association créée au sortir de la guerre entre Allemands et Américains», explique Anne Legagneur qui, avec son époux Marc, accueille Johanna, après une Equatorienne puis une Chilienne, il y a quelques années.

Besoin de familles d'accueil

«Nous cherchons des familles d'accueil à Quimperlé. Julien, Constanza et Hannah viennent des Etats-Unis, du Chili et d'Autriche, fin août. Ils sont âgés de 15 à 18 ans et souhaitent découvrir notre culture et faire découvrir la leur. La famille nourrit, loge, blanchit mais n'est pas un hôtel-restaurant ni un office de tourisme. Les jeunes vivent dans la famille comme s'ils étaient leurs enfants: on n'y reste pas les pieds sous la table», sourit Anne. Johanna, comme en Allemagne, joue au hand à Quimperlé et de la clarinette avec l'école de musique. Elle est ravie de son expérience. Elle n'est pas rentrée en Allemagne depuis fin août: c'est impossible, afin que l'immersion soit plus forte et éviter que, pris d'un coup de blues, des jeunes ne reviennent pas. Alors elle a hâte de rentrer voir ses proches. Mais elle aura du mal à laisser d'un coup toute sa nouvelle vie bretonne... Contact Relais local de l'association YFU, Anne Legagneur: 02.98.39.27.14. Site Internet: www.yfu-france.org

  • David Cormier
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