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Quimperlé

Communaux. La CGT stigmatise les méthodes de la municipalité

31 octobre 2009

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La CGT des communaux menace de lancer un mouvement de protestation. Ses mots sont durs. Elle estime la nouvelle municipalité autoritaire et irrespectueuse.

«Nous n'avons jamais connu un tel mépris envers le personnel! Il y a des gens au placard. Les gens ont peur! Si cela se passe comme ça avec un chef de service... La municipalité utilise des méthodes autoritaires sous la pression de chefs de service. Nous avons appris avec stupeur, en lisant la presse, le départ du directeur général des services (DGS), soi-disant pour des raisons personnelles alors que c'est un lynchage en règle. Il est faux de dire qu'il y a un dialogue social et de la concertation. L'ambiance est exécrable, il y a une souffrance».

«Jouer franc-jeu»

Voilà en substance la description de la vie au sein des services de la Ville, faite hier en début d'après-midi par la CGT des communaux. Jeudi, «le maire nous a convoqués pour le lendemain, en pleines vacances scolaires: nous n'étions que trois représentants syndicaux (avec la CFDT). C'était pour parler du départ du DGS et le maire nous a dit qu'il n'était pas obligé de nous en informer! Nous lui demandons de jouer franc-jeu. Il nous dit parfois ne pas être au courant de tel ou tel problème. Mais c'est lui, le maire! M.Kerhervé (l'adjoint au personnel) veut tout régenter».

Deux salaires de DGS

Et les délégués de poursuivre. «On nous dit que les finances de la Ville sont à sec et on va payer deux salaires de DGS? La question aurait dû être abordée aux comités techniques paritaires du 15 ou du 22septembre». Autre sujet de mécontentement, la question des régimes indemnitaires. «Il y a de fortes disparités dans les primes. Nous demandons à la municipalité, depuis quatre mois, la transparence sur ce sujet. Tout cela, c'est de l'argent public, les Quimperlois ont le droit de savoir. Si dans quinze jours, nous n'avons toujours pas de réponse, nous lancerons sans doute un mouvement. Des employés nous le demandent». Une sorte d'ultimatum.

  • David Cormier
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