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Bigard. 150 salariés dénoncent le climat social

26 août 2009

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Quelques cas de licenciements jugés injustifiés illustrent bien, selon la CGT, le climat social au sein de la société Bigard. Un débrayage d'une heure a eu lieu hier matin.

Il a été question de brimades, de volonté d'humilier. De «social à la sauce Bigard» qui n'est pas de leur goût. Hier matin, Victor Le Cunff, du comité d'entreprise et Guy Pendu, du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) se sont adressés aux quelque 150 salariés rassemblés devant l'entrée de l'entreprise, pour un débrayage d'une heure.

«Vous ne fournissez pas un travail suffisant»

En cause, un récent licenciement, celui en cours d'un salarié (il a reçu la lettre vendredi) et un entretien ce matin pour un troisième cas. «Ces salariés ne savent pas ce qu'on leur reproche», expliquent les représentants syndicaux. «Vous ne fournissez pas sciemment un travail suffisant avec pour conséquence de le reporter sur d'autres salariés de l'entreprise qui finissent par se plaindre de votre comportement», est-il écrit dans la lettre de la direction du cas actuel, selon le tract distribué hier matin aux salariés.

«Du jamais vu»

«C'est du jamais vu chez Bigard», dénonce le tract. «Avec de tels arguments, demain, n'importe qui pourra être licencié. Pourquoi appliquer une telle sanction sans avoir auparavant mis en garde ou averti la personne concernée? La réponse est simple: il n'y avait absolument rien à lui reprocher». Le directeur des ressources humaines, Bertrand Le Gall, arrivé à l'automne, est personnellement mis en cause. Il est question aussi de «quelques cadres dont la réputation n'est plus à faire». Une délégation a voulu rencontrer M.LeGall hier matin, sans succès.

«Un avertissement»

La CGT dénonce depuis plusieurs mois le «climat délétère» qui règne au sein de l'entreprise. Certains se demandent si ce n'est pas une façon de dégraisser petit à petit, voire si la reprise de la Socopa ne mène pas à déplacer ou supprimer des postes. Ce matin, une autre personne sera reçue en entretien, «sans qu'elle sache pourquoi», selon les délégués syndicaux. Suivant la façon dont cela se passera, un nouveau débrayage sera décidé ou pas. «Nous lançons aujourd'hui un avertissement», expliquaient hier les salariés présents. Contactée par nos soins, la direction n'a pas souhaité réagir, hier, à ces critiques et à ce mouvement.

  • David Cormier
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